Saint-Laurent

Les îlots de chaleur bien présents à Saint-Laurent

Le centre d'achat Norgate constitue un îlot de chaleur.
Photo: Olivier Boivin / Métro

Selon les dernières données de la Ville de Montréal, les îlots de chaleur de Saint-Laurent sont principalement concentrés dans les zones industrielles et commerciales ainsi que dans les secteurs près de l’Autoroute 40.

Selon la carte des îlots de chaleur de la Ville de Montréal, l’extrémité ouest de l’arrondissement de Saint-Laurent constitue un énorme îlot de chaleur en raison du nombre important d’industries qui y tiennent leurs activités.

Outre ce secteur, les zones qui longent l’Autoroute 40 sont également considérées comme des zones chaudes. Cela inclut le quartier Hodge, ainsi que le secteur résidentiel au sud de l’avenue Saint-Louis.

Plusieurs zones commerciales comptent également certains îlots de chaleurs. Le Centre d’achat Norgate, par exemple, en est un, alors que d’autres se situent également près de l’intersection des rues de L’Église et Décarie.

Vivre dans la chaleur

C’est à cet endroit que Métro a rencontré des passants et des résidents, alors que le mercure était de plus de 30 degrés, pour savoir comment ils faisaient face aux canicules.

«Je me réfugie dans les cafés climatisés pour boire une boisson froide», confie Noël Aimé, qui a habité pendant deux ans dans le secteur. De son côté, Isabelle Tine, qui passe souvent dans le secteur pour magasiner, évite de sortir quand elle peut pendant les grandes chaleurs.

Selon les deux passants, la meilleure façon d’améliorer le secteur en ce qui a trait à la chaleur serait d’ajouter des zones d’ombres. «Avec les arbres, on a un peu d’air frais, mais quand le soleil est à son plus fort, ils n’offrent pas assez d’ombre», explique-t-elle.

Joyce Weeks, qui réside tout près du centre d’achat Norgate, s’inquiète quant à elle pour les personnes âgées qui demeurent dans le secteur.

«Il y en a qui n’ont pas l’air climatisé et qui n’ont nulle part où aller à proximité pour se rafraîchir, s’indigne-t-elle. Il faut faire mieux.»

Longue bataille

De son côté, l’Arrondissement de Saint-Laurent indique être bien au fait des îlots de chaleurs qui sont présents sur son territoire et que quelque 900 arbres de gros calibre sont plantés en moyenne par année en priorisant les zones chaudes de la carte de la Ville de Montréal.

Cependant, en ce qui a trait aux zones industrielles, il en revient à la volonté des industries de lutter contre ce phénomène, ce qui complique la tâche de l’Arrondissement.

«Il y a plusieurs années, on a lancé un concours qui encourageait les entreprises à planter des arbres, raconte le maire suppléant et conseiller d’arrondissement Aref Salem. On n’a pas obtenu l’engouement qu’on espérait.»

C’est pourquoi une règlementation a été adoptée pour forcer les entreprises qui souhaitent agrandir ou modifier leurs locaux via un plan d’intégration architectural d’adopter un toit blanc, un toit vert ou d’ajouter des arbres à leur stationnement.

Il faudra toutefois s’armer de patience pour voir des résultats à grande échelle, selon M. Salem.

«Saint-Laurent, c’est environ 10% du territoire de la Ville de Montréal, donc les ressources nécessaires pour atteindre notre objectif de 25% de canopée sont énormes, dit-il. Petit à petit on y travaille, mais ça va prendre du temps.»

La carte des îlots de chaleur peut être consultée sur le site Internet de la Ville de Montréal.

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