La piste cyclable sur Sainte-Croix: une initiative sécuritaire
Que la Ville reconnaisse et donne de la place à d’autres usagers que les automobilistes symbolise l’entrée de l’Arrondissement Saint-Laurent dans le 21e siècle. Nous devons bâtir des villes sur des modèles d’inter modalité. La voiture à tout prix ne fonctionnera plus dans un monde où les enjeux énergétiques, environnementaux, économiques et de santé physique sont au cœur de tout ce qu’on peut appeler « sécurité » à long terme : il faut continuer à bâtir l’infrastructure qui encourage les alternatives.
De donner une place aux bicyclettes sur l’avenue Sainte-Croix légitimiste son utilisation et donc augmentera le nombre de cyclistes. Étude après étude démontre que ceci est LE facteur qui dicte la sécurité à vélo : plus il y a de cyclistes, plus c’est sécuritaire de faire de la bicyclette. Et rien ne peut augmenter le nombre de cyclistes plus qu’une piste cyclable. Ceux qui font du vélo souvent voient clairement que ce véhicule n’est pas forcément dangereux. Comme des piétons, nous sommes vulnérables, mais la très grosse majorité de nos interactions avec d’autres véhicules se font dans le respect mutuel et la courtoisie.
Un des effets très importants de la nouvelle configuration par rapport à la sécurité est que le rétrécissement des voies ralentit les automobilistes. Ceci augmente la sécurité de tous les usagers : Piétons, enfants et personnes âgées en particulier.
Montréal fait beaucoup de progrès par rapport à son infrastructure cycliste : celui-ci est moderne et vise l’intégration plutôt que la séparation. Il y a des exemples brillants d’infrastructures cyclistes à Montréal développées dans les dernières années. Il est excellent que Saint-Laurent arrive à s’intégrer dans la dynamique de la ville plus large. Nous venons ici de partout dans la ville. Nous désirons une fluide intégration.
Nous, cyclistes, tenons à remercier les agents de l’Arrondissement dans le développement de la nouvelle infrastructure sur Sainte-Croix. Nous espérons être capables de participer à l’augmentation du dialogue autour du partage de notre espace commun.
Marguerite Corriveau, David Dolmat, Richard Dugas, Catherine Duranleau, Jonathan Goldman, Denis Lafontaine, Myriam Mansour, Doug Miller et Guy Quinn