Saint-Laurent
15:31 21 juillet 2015 | mise à jour le: 22 juillet 2015 à 16:48 Temps de lecture: 3 minutes

Boulevard Décarie: Un patrouilleur de rue pour améliorer la sécurité des marchands

Boulevard Décarie: Un patrouilleur de rue pour améliorer la sécurité des marchands
Photo: François Lemieux/TC Media

Les commerçants du boulevard Décarie, inquiets des nombreux méfaits, peuvent maintenant compter sur un patrouilleur qui arpentera l’artère de l’arrondissement Saint-Laurent tout l’été.

Le commandant du poste de quartier (PDQ) 7, Daniel Farias, a décidé d’assigner Anastasios Mousmanis à la patrouille de rue pour le mois de juillet à la suite d’une rencontre le mois dernier avec les marchands. D’autres agents prendront sa place pour les semaines qui suivront.

Les marchands avaient exprimé leurs doléances et leurs suggestions sur l’amélioration de la sécurité sur le boulevard Décarie le mois dernier.

Parmi les problématiques soulevées, on retrouve des cyclistes qui roulent sur le trottoir, des gens qui urinent dans les ruelles ou derrière les commerces, des appels de menaces, des quémandeurs qui deviennent parfois violents et le taxage près de la station de métro Du Collège selon le président de l’Association des Marchands de Décarie, Berj Merdjanian. Ce dernier est d’ailleurs très heureux de pouvoir compter sur une présence policière accrue.

«Avant, le PDQ 7 était entre Beaudet et De L’Église [sur Décarie]. Ils ont été là pour quelques années et c’était très bien parce que, si les marchands avaient des problèmes, ils pouvaient aller voir les policiers tout de suite. Des fois maintenant, comme le PDQ est plus au nord sur Grenet, les policiers arrivent trop tard. Avec un patrouilleur sur place, ça va aller plus vite qu’avant», a-t-il dit.

Flâneurs
L’agent Mousmanis soutient que le délai d’intervention est beaucoup plus rapide. Il croit également que sa présence depuis le début du mois a fait diminuer le flânage.

«J’ai au moins trois commerçants sur le boulevard Décarie qui ont remarqué qu’il y a beaucoup moins de jeunes qui traînent. Notre présence peut dissuader. Je trouve que ça s’est amélioré depuis l’été dernier», affirme le policier qui était affecté à la patrouille à vélo de l’arrondissement l’été dernier.

Pour la propriétaire de la Brasserie L’Unik, Loan Do, il s’agit d’une véritable problème. «Derrière mon commerce, j’ai un stationnement. Je vois des flâneurs de temps en temps. À côté de la bâtisse, dans la petite ruelle. On a l’impression que ce sont des vendeurs de drogue qui se promènent. Mais quand il y présence policière, on ne voit plus rien. Mais dès qu’ils ont le dos tourné, c’est là que ça se passe», a-t-elle affirmé.

L’arrivée d’un patrouilleur de rue s’ajoute à d’autres mesures estivales déjà en place dont deux patrouilles, à vélo avec un duo de cadets et un autre d’agents réguliers.

Le Service de police de la Ville de Montréal n’a pas précisé non plus si le patrouilleur de rue sera de retour l’été prochain.

Articles similaires