Saint-Léonard

Chats errants: un programme à améliorer à Saint-Léonard

Photo: Archives TC Media

Des citoyens de Saint-Léonard se plaignent du programme capturer, stériliser, relâcher et maintenir (CSRM) pour les chats féraux à Saint-Léonard, qu’ils considèrent mal adapté pour la réalité léonardoise.

Le programme a été implanté dans l’arrondissement au printemps 2017 en partenariat avec la Société pour la prévention de la cruauté envers les animaux (SPCA). Cette dernière propose aide et conseils aux citoyens pour capturer les animaux et offre la stérilisation ainsi que des soins avant que ceux-ci soient relâchés dans leur colonie. De plus, elle offre de l’information afin de préserver le bien-être des chats.

«Le programme en soi est bon. Ce n’est pas ça le problème. Il est bien pour ceux qui sont situés à proximité des installations de la SPCA, mais pour Saint-Léonard, ça ne convient pas», lance Tessi Racanelli, une résidente qui s’occupe des chats errants près de chez elle depuis des années.

Avec le programme, les citoyens doivent capturer eux-mêmes les chats errants grâce à une cage métallique spéciale offerte par la SPCA. Ceux-ci doivent aller la récupérer à la société pour capturer le chat. Par la suite, ils doivent apporter le félin dans la cage à l’organisation pour qu’il soit stérilisé.

«La SPCA est située dans Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce. C’est trop loin pour Saint-Léonard. En plus, les heures d’ouverture ne conviennent pas pour les travailleurs, car ça ferme à 19h», soupire Mme Racanelli.

Cette dernière déplore également le manque d’information et de communication autour du programme.

«J’ai reçu la visite d’un inspecteur en janvier et il m’a donné un avertissement, car je nourrissais les chats sans être membre du programme. Ça fait des années que je les nourris et je n’ai jamais entendu parler du CSRM», fait valoir Mme Racanelli.

À l’arrondissement, on mentionne qu’une campagne de communication a été effectuée sur le territoire en 2016 et 2017, notamment dans l’infolettre ainsi que dans les airs d’exercice canin du quartier. L’administration travaillerait actuellement sur un plan de communication 2018, avec de nouveaux outils, ainsi que la réutilisation de ceux ayant fait leur preuve par le passé.

Malgré les efforts de l’arrondissement, cette problématique n’est pas inconnue pour Lili-Anne Tremblay, conseillère d’arrondissement responsable de ce dossier.

«Le CSRM est un bon pas, mais il reste encore des pas à faire. Je rappelle aux citoyens que le programme est la meilleure et unique façon de pouvoir nourrir les chats errants à Saint-Léonard. Le programme offre des formations sur les bonnes façons de s’occuper de ces animaux», souligne l’élue ajoutant qu’elle ne lâchera jamais ce programme.

Des solutions
Pour plusieurs citoyens, il faut trouver des solutions afin de lutter contre la prolifération de la population féline dans l’arrondissement.

«Par exemple, à Verdun, il existe un taxi animalier où des résidents vont chercher l’animal chez le citoyen qui l’a capturé et vont le reconduire à la SPCA», mentionne Mme Racanelli.

D’autres citoyens croient qu’il faudrait offrir le service de stérilisation localement.

«On pourrait faire des ententes avec les cliniques vétérinaires locales qui pourraient offrir le service», propose Cindy Falcone, résidente de Saint-Léonard.

«L’argent utilisé pour payer le programme de la SPCA pourrait être mis dans des ententes avec des cliniques de Saint-Léonard. Elles sont situées plus proches que la SPCA et offrent déjà ce service. Ainsi, Saint-Léonard ne perdrait pas d’argent et ce serait plus facile pour les citoyens», ajoute Mme Racanelli.

La conseillère d’arrondissement planche en ce moment sur plusieurs solutions pour améliorer le programme CSRM. Elle voudrait notamment mettre en place un comité à Saint-Léonard qui aiderait les citoyens à prendre part au programme de la SPCA.

«On pourrait mettre en place une collaboration entre citoyens pour aller reconduire les chats attrapés pour des citoyens qui n’ont pas de véhicule. Nous sommes actuellement en négociation avec la société pour voir si un futur contrat pourrait mieux aider les Léonardois», laisse entendre Mme Tremblay.

Du côté de la SPCA, on mentionne que «l’entente avec Saint-Léonard va très bien» et qu’ils sont actuellement en discussion pour la signature du contrat pour la prochaine année.

Le programme de la CSRM à Saint-Léonard prendra fin en mars 2018.

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