Saint-Léonard
10:41 30 avril 2020 | mise à jour le: 30 avril 2020 à 10:41 temps de lecture: 2 minutes

Mettre le coronavirus KO

Mettre le coronavirus KO
Photo: Félix Lacerte-GauthierEntraîneur au Club de boxe Ludus, qu’il avait fondé, Pascal Brabant a décidé d’effectuer un retour vers les soins de premières lignes.

Fondateur du club de boxe Ludus, à Saint-Léonard, Pascal Brabant a entendu l’appel à l’aide du gouvernement. Il a troqué les mitaines d’entraînement contre le stéthoscope.

Depuis le début de la pandémie, il travaille comme infirmier au département des soins intensifs de l’Institut de cardiologie de Montréal. C’est un retour pour lui alors qu’il y avait travaillé pendant près d’une dizaine d’années, entre 1990 et 1999, après une formation au sein des Forces armées canadiennes.

« Après l’appel du gouvernement, je m’étais initialement inscrit sur la liste pour donner mon aide aux lignes téléphoniques, mais le processus était trop long, explique M. Brabant. Finalement, j’ai contacté l’Institut, en leur résumant ma situation. Ça a pris quelques heures et j’ai signé un contrat. »

Bien qu’il n’était plus infirmier clinicien depuis longtemps, en parallèle de ses fonctions d’entraîneur, M. Brabant œuvrait comme consultant médical dans le domaine pharmaceutique, gardant sa licence active.

Avant d’être plongé dans le tourbillon, il a eu droit à une formation de deux semaines pour réapprendre à traiter les patients. Néanmoins, le type de travail n’était pas le même que ce à quoi il s’était habitué au cours des dernières années.

« Le retour a été plus difficile que je ne le croyais, admet M. Brabant. Il a fallu que je m’adapte; la façon de travailler a énormément changé. C’était un défi d’humilité. »

Pour l’instant, il occupe un poste de spécialiste de protection individuelle. « Je suis là pour m’assurer que les gens soient bien habillés, qu’ils mettent et enlèvent les équipements de protection de manière sécuritaire, résume-t-il. Je peux aussi donner un coup de main aux soins. »

Il se dit d’ailleurs bien heureux de pouvoir apporter sa contribution, surtout dans le contexte actuel. « Je n’aurais pas pu rester à la maison à ne rien faire, j’aurais eu l’impression d’abandonner », conclut-il.

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