Saint-Léonard
17:02 12 mai 2020 | mise à jour le: 12 mai 2020 à 17:07

Adapter le travail des policiers à la crise

Adapter le travail des policiers à la crise
Photo: ArchivesLe commandant du PDQ 42 à Saint-Léonard, Alain Cardinal.

À l’avant-plan alors qu’ils tentent d’appliquer les directives adoptées par le gouvernement, les policiers du SPVM s’adaptent tant bien que mal à la situation actuelle.

Dès les débuts de la crise, la direction du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) avait décrété l’état d’urgence, en raison de la situation. Une mesure qui perdure depuis le 22 mars. C’est également la première fois qu’elle est appliquée depuis la crise du verglas en 1998.

Au SPVM, l’état d’urgence vient considérablement modifier la façon dont sont répartis les effectifs, dans le but d’avoir un maximum d’agents disponibles.

«Les policiers ont basculé sur un horaire de 12 heures. Tous ceux qui étaient, par exemple, aux affaires sociocommunautaires se retrouvent maintenant dans l’une des équipes qui forment la réponse aux appels», résume le chef du poste de quartier (PDQ) 42 à Saint-Léonard, Alain Cardinal.

Bien qu’il ne dispose pas de données officielles pour étayer ses dires, ce dernier constate néanmoins une diminution du nombre de crimes. «Par exemple, on a beaucoup moins d’introductions par effraction, donne en exemple M. Cardinal. C’est plus gênant pour les cambrioleurs d’aller voler quand les gens sont confinés à la maison.»

Le phénomène est cependant compensé par une forte hausse des appels liés à des situations de distanciation sociale, lesquels gardent ses effectifs occupés.

«Présentement, c’est le gros du travail des policiers de répondre aux appels de dénonciation de tout genre. Ça ne rend pas notre travail plus facile», souligne le commandant du PDQ.

Garder les effectifs en santé

Pour l’instant, aucun des agents du PDQ 42 n’a encore été infecté par la COVID-19. Conscient que ses effectifs n’en sont pas à l’abri, M. Cardinal se croise néanmoins les doigts pour que ça reste le cas le plus longtemps possible.

«On a mis plusieurs processus d’hygiène au poste. On demande aux agents de se laver régulièrement les mains, de nettoyer leur équipement, et on a aussi enlevé des chaises dans le poste», résume-t-il.

Lors de leurs déplacements à l’extérieur, les agents sont aussi équipés de masques, gants et lunettes de protection.

«C’est plus difficile, voire impossible de respecter à la lettre les consignes dans les véhicules de police, mais on essaie de toujours garder les deux mêmes coéquipiers ensemble», révèle M. Cardinal.

C’est d’ailleurs un défi pour lui et son équipe de rester à jour sur tous les décrets promulgués par le gouvernement. «Ça évolue très vite. Parfois, des gens partent en congé, et lorsqu’ils reviennent quelques jours plus tard, ce n’est plus du tout le même scénario», dévoile-t-il.

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