Saint-Léonard

Prendrais-tu plus de fleurs dans ton assiette?

Photo: Ville de Montréal

Les fleurs, ce n’est pas seulement beau… c’est aussi bon dans le bedon! Voilà ce qu’inculquera la dynamique retraitée passionnée de plantes Elaine Bertrand lors d’un atelier gratuit offert à la bibliothèque de Saint-Léonard le 26 juillet, quartier qu’elle habite depuis sa tendre enfance. Et bien des Montréalais pourront se réjouir : nul besoin de posséder une cour! Notre joli balcon urbain se prête tout à fait à la culture en pots de fleurs comestibles.  

  • Bégonia, fleur comestible
  • Calendule, fleur comestible
  • Capucine, fleur comestible
  • Pensée, fleur comestible
  • Tagète, fleur comestible

5 délicieuses fleurs faciles à cultiver (même sur le balcon!) 

Bégonia : idéal dans une salade de fruits, confit ou en garniture. 

Calendule : goût discret, légèrement poivré. Ses pétales se prêtent bien aux biscuits et aux muffins. On peut faire sécher ses pétales et les moudre afin d’obtenir une poudre jaune s’apparentant au safran.  

Capucine : goût poivré, un peu corsé. Idéale en salade, en beurre. Mais à éviter dans les desserts, car elle est moins harmonieuse avec le sucre, selon Elaine.  

Pensée : goût encore plus discret que celui de la calendule. Idéale en salade, en sirop, en tisane ou en thé. « Ma grand-mère la cristallisait dans du sucre », se souvient Elaine.  

Tagète : plus goûteux, en salade, en tisane. À l’instar de la calendule, on peut le substituer au safran en faisant sécher ses pétales jaunes que l’on moud en poudre. 

Tous les pétales (sauf ceux de la capucine) ornent en outre joliment la crème glacée ou un gâteau. 

Elaine Bertrand
La Léonardoise Elaine Bertrand s’est instruite sur les plantes sa vie durant, par passion. Photo fournie par Elaine Bertrand

La Léonardoise nous prodigue aussi quelques conseils pour prendre soin de nos fleurs comestibles.  
 

Soleil Si le bégonia et la pensée préfèrent une zone mi-ombragée, les autres espèces énumérées ci-dessus s’abreuvent à profusion de soleil… et d’eau! Et ce, chaque jour, indique Elaine.  

Annuelles Étant des fleurs annuelles, ces espèces comestibles s’éteindront de leur belle mort à la fin de la saison. Toutefois, rien ne nous empêche d’en recueillir des semences et de les planter le printemps venu. Sinon, on en rachète! 

Engrais Si l’on souhaite mettre des fleurs dans l’assiette, prudence avec l’engrais utilisé, signale Elaine, qui privilégie les engrais biologiques à base d’algues. « Il ne faudrait pas que ces fleurs aient été aspergées d’herbicides ou de pesticides chimiques », qui iraient directement dans notre système. Et les fleurs en pot nécessitent leur dose d’engrais de temps en temps, car « la plante, à un moment donné, s’épuise, explique-t-elle. Ce n’est pas comme dans le sol ».  

Insectes Il faut bien inspecter les fleurs que l’on s’apprête à ingérer, car gare aux pucerons, dit-elle. « Bien des communautés mangent des insectes, mais je ne suis pas rendue là! », rigole-t-elle.  

Délicatesse Ça peut sembler évident, mais ce n’est pas moins primordial : « les fleurs, c’est fragile », rappelle Elaine. Manipulons leurs pétales avec soin. 

Rondelles de beurre aux pétales  

Elaine Bertrand propose cette recette toute simple, mais qui « impressionne le monde ». On mélange des pétales de fleurs à un beurre – végétal ou animal –, on ajoute un peu de jus de citron et un filet d’huile d’olive. On mélange le tout, puis on enveloppe le beurre dans une pellicule de plastique en formant un rouleau, qu’on réfrigère. On pourra par la suite trancher des rondelles de beurre aux pétales de fleurs. 

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