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Saint-Léonard, où le multiculturalisme est à l’honneur

Photo: Archives, Josie Desmarais, Métro

Situé entre les arrondissements de Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, Montréal-Nord, Anjou, et Rosemont–La Petite-Patrie, Saint-Léonard est historiquement considéré comme le quartier italien le plus important de Montréal.

L’arrondissement comptait, en date du dernier recensement, 78 300 résidents, parmi lesquels 20,4% ne sont arrivés que depuis 2011.

Si la population retraitée représente une grande part des Léonardois (20%), de plus en plus de jeunes font partie intégrante de la démographie, puisqu’il est estimé que les moins de 24 ans représentent 30% de la population totale.

Aujourd’hui connu pour son importante multiculturalité, la Citta Italiana connaît une grande diversité au sein de sa communauté. La population issue de l’immigration vient principalement de l’Italie (24,2%), de l’Algérie (18,8%), d’Haïti (11,4 %) et du Maroc (9,8%).

Environ 92% des Léonardois peuvent ainsi soutenir une conversation en français, alors que près de 50% peuvent le faire en anglais. L’italien, l’arabe et l’espagnol font aussi partie des principales langues utilisées au sein des ménages.

Réputé pour sa tranquillité, son côté familial et ses beaux parcs, l’arrondissement possède également un grand choix de restaurants, cafés italiens, boulangeries et pâtisseries pour le plus grand bonheur de ses résidents.

Un peu d’histoire

De sa fondation, en 1886, à aujourd’hui, l’histoire de Saint-Léonard se découpe en trois épisodes marquants.

De 1886 au milieu des années 1950, Saint-Léonard est d’abord un petit village rural. Sa population est alors assez stable et homogène. Elle est composée de Canadiens français et catholiques qui tirent l’essentiel de leurs revenus de travaux agricoles. La communauté gravite autour d’une rue principale, la rue Jarry, et de l’église Saint-Léonard-de-Port-Maurice (construite en 1907-1908).

De 1955 au milieu des années 1970, les choses changent radicalement. Les chantiers de construction d’habitations familiales se multiplient. Un groupe de Montréalais, réunis au sein de la Coopérative d’habitation de Montréal, décident d’acheter une terre à Saint-Léonard. La population explose, passant de 925 habitants en 1956, à près de 52 000 habitants en 1971.

Ce territoire occupe aujourd’hui le secteur des rues Aimé-Renaud, des Artisans et Alphonse-Desjardins, de la place des Fondateurs et des rues avoisinantes.

Le bouleversement domiciliaire coïncide avec trois autres événements majeurs: l’arrivée en grand nombre d’une population de néo-Canadiens d’origine italienne, l’élaboration d’un plan d’urbanisme façonnant le territoire ainsi que l’ouverture de l’autoroute métropolitaine (A-40) qui viendra couper Saint-Léonard en deux à partir de 1966, mais aussi améliorer sensiblement l’accessibilité.

De la fin des années 1970 à aujourd’hui, Saint-Léonard connaît une diversification de son tissu social. Aux Canadiens français et aux Léonardois d’origine italienne se joignent des néo-Canadiens venant principalement du Maghreb, d’Haïti et d’Amérique latine. En 2002, lors de la réorganisation des municipalités du Québec, la Ville de Saint-Léonard deviendra officiellement l’arrondissement de Saint-Léonard.

Ce texte a été rédigé dans le cadre de la série Vivre ici. Ce dossier estival produit par Métro présente des lieux d’intérêt situés aux quatre coins de la métropole. L’objectif: faire découvrir aux Montréalais et aux Montréalaises les endroits où il fait bon s’activer, se promener et se détendre.

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