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Une jeune étudiante tente de ravir Jeanne-Mance – Viger

C’est Joanie Harnois, une jeune universitaire de 20 ans, qui se présente sous la bannière du Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Jeanne-Mance – Viger, un véritable château fort du Parti libéral du Québec (PLQ).

Mme Harnois reconnaît d’emblée que la députée sortante, Filomena Rotiroti, est solidement implantée à Saint-Léonard, une communauté réputée pour son allégeance fédéraliste. Malgré tout, l’étudiante au baccalauréat en communication, politique et société à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a décidé de sauter dans la course.

« Je pense que c’est important que les gens de la circonscription qui veulent voter pour le PQ puissent le faire pour quelqu’un de crédible, qui a de la volonté et qui veut faire avancer les idées. Je le fais aussi pour l’expérience. C’est une façon de pousser un peu plus loin mon engagement dans la communauté. »

Malgré son jeune âge, la candidate originaire de Lanaudière s’intéresse à la politique depuis un bon moment. En 2012, durant le printemps érable, elle a milité au sein de l’association étudiante de son CÉGEP.

« Depuis que je suis jeune, je suis passionnée par l’actualité. La grève, ce fut le moment de passer de l’observation à l’action, raconte celle qui a aussi participé au sommet sur l’éducation. J’ai pu ouvrir mes horizons en côtoyant des gens de tous les partis. C’est là que j’ai appris à débattre. Ce fut une belle école, malgré les moments plus difficiles, et un beau réveil, pas juste pour moi, mais pour beaucoup de jeunes. »

De fil en aiguille, Mme Harnois a commencé à travailler au sein des ailes jeunesse du PQ et du Bloc Québécois (BQ). De cet engagement lui est venue l’occasion de se présenter comme candidate souverainiste dans un bastion fédéraliste.

« J’ai commencé à rencontrer les électeurs et à faire du porte-à-porte. J’ai eu un bon accueil. Souvent, les gens sont contents de voir qu’une jeune s’engage en politique, même si elle ne partage pas nécessairement les mêmes opinions politiques. »

Selon elle, ce sont surtout les grands enjeux nationaux qui retiennent l’attention des électeurs. En plus de la santé et de l’éducation, les Léonardois lui parlent beaucoup de l’arrivée en politique de Pierre Karl Péladeau.

« Les avis sont partagés. On m’en a parlé en bien et en mal. Selon moi, qu’une personne de ce calibre se présente en politique, c’est une bonne nouvelle pour le PQ et pour le Québec. C’est sûr que c’est un personnage polémique, mais je crois qu’il peut apporter beaucoup à l’équipe. J’ai hâte de le voir évoluer dans un éventuel gouvernement péquiste. »

Elle même encore sur les bancs d’école, Mme Harnois se dit particulièrement interpellée par les questions liées à l’éducation. Une préoccupation qui touche aussi les Léonardois.

« À Saint-Léonard, il y a des choses qui sont difficiles. Par exemple, le décrochage scolaire. C’est un enjeu dont on m’a parlé sur le terrain. Je réponds aux gens que le PQ prépare une politique nationale pour lutter contre le décrochage. Pour moi, l’éducation, c’est le dossier le plus important. »

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