Patineur et… compositeur
« Les gens me disaient souvent en entendant mes pièces que je devrais écrire de la musique pour le patinage artistique. Comme c’est une année olympique et que j’ai eu du succès l’an dernier, je me suis dit que c’était le bon moment de le faire. La composition et notre programme s’agencent mieux que ce que j’espérais. Quand je patine au son de ma musique, je ressens quelque chose d’extraordinaire. »
La pièce composée par Radford est d’autant plus émouvante qu’elle a été écrite pour rendre hommage à son ancien entraîneur, décédé en 2006, à la suite d’une lutte contre le cancer.
« C’est ma façon de lui dire merci. Je ne serais pas en voie de me rendre aux Olympiques sans son apport. Il m’a enseigné la technique et m’a aidé à définir le genre de patineur que je suis devenu. Il m’a inculqué bien des choses, autant en patinage que dans la vie en générale. »
Radford n’est pas reconnaissant qu’envers son ancien instructeur. Il remercie aussi Saint-Léonard, une communauté qui, selon lui, l’a accueilli à bras ouverts.
« J’ai habité à Saint-Léonard et j’ai patiné dans ses arénas. L’arrondissement m’a offert beaucoup de soutien. Par exemple, les propriétaires de l’immeuble où j’habitais, une famille italienne, ont pris soin de moi parce qu’ils savaient que j’habitais seul. Ils m’offraient des cadeaux à Noël et pour mon anniversaire. Il leur arrivait même de me préparer des repas », se souvient le patineur.
Il ajoute que le centre Léonardo da Vinci l’a aussi beaucoup aidé dans son cheminement. En plus de lui avoir donné accès gratuitement à ses installations, ses administrateurs ont accroché une bannière pour souligner son podium aux derniers championnats mondiaux.