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Rafraîchir les commerces

Revitaliser la rue Jean-Talon, c’est aussi rafraichir l’image que présentent ses commerces. Affiches criardes, vitrines surchargées de produits, panneaux publicitaires vieillissants et marquises en mauvais état; certains commerçants semblent négliger l’esthétisme de leur vitrine ou de leur devanture.

« Il y a beaucoup à faire, répond en riant, Liliana Alegre, propriétaire de l’agence de voyages Easy. Il manque de modernisme sur la rue. Il faudrait embellir le quartier pour attirer plus de clients. »

« Les commerçants doivent réaliser qu’ils peuvent créer tout un impact avec leur devanture. C’est leur image de marque, plaide Sylvain Tardif, directeur général de la Société de développement de la rue Jean-Talon (SDC). Les gens ne se rendent pas compte que la simplicité, c’est tellement important. Tu ne peux pas mettre tous tes produits dans ta vitrine! »

Toutefois, il souligne que certains d’entre eux n’ont tout simplement pas le temps de s’y attarder tandis que d’autres craignent que le prix des rénovations soit trop élevé.

C’est pourquoi la SDC a invité Judith Portier, une designer spécialisée en design commercial, à sa soirée réseautage. Photographies à l’appui, elle a expliqué aux commerçants qu’il est possible de s’offrir une jolie façade, simple et contemporaine, pour moins de 10 000 $.

« Ça fait huit ans que nous sommes sur la rue Jean-Talon. On avait déjà parlé de faire des changements, mais on avait toujours pensé que c’était quelque chose qui coûte cher. Mais on va essayer. On pense qu’on pourrait faire quelque chose de bien pour notre clientèle et l’environnement de la rue », affirme Mme Alegre.

Véronique Fenocchi, directrice générale de la Corporation de développement économique communautaire de Saint-Léonard (CDEC), fait valoir que la rénovation et le réaménagement des locaux commerciaux peuvent non seulement améliorer les recettes du commerçant, mais aussi contribuer à redynamiser l’économie de l’ensemble de l’artère.

« Ce qu’on voit sur d’autres artères, c’est que lorsqu’il y a trois ou quatre commerçants qui décident d’investir, il y a un effet boule de neige. Ça prend des commerces phares sur la rue. Leur dynamisme peut attirer de nouveaux commerces. »

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