Des idées claires et vertes
Esther Tremblay, coordonnatrice de l’Écoquartier de Saint-Léonard a animé ce lunch avec l’aide du directeur de Concertation Saint-Léonard, Ismaël Sougou.
D’entrée de jeu, elle a rappelé les principales orientations du Plan de développement durable de l’arrondissement. À titre d’exemple : améliorer la qualité de l’air; diminuer les émissions de gaz à effets de serre; assurer la qualité de vie résidentielle; faire adopter des pratiques de développement durables dans les industries, les commerces et les institutions; et améliorer la protection de la biodiversité des milieux naturels et des espaces verts.
Le changement par nos enfants
Saint-Léonard devenant de plus en plus multiculturel, M. Sougou croit qu’il y a beaucoup de sensibilisation à faire. « Les nouveaux arrivants n’ont pas la même notion de gestion des déchets dans leur pays d’origine », mentionne le directeur. Aussi croit-il que le changement passera avant tout par les enfants. « Chez moi, ce sont mes enfants qui me disent : « Non, papa! Ne jette pas ça, on peut le recycler! » », a-t-il partagé avec les invités.
Un citoyen au sens de la formule aiguisé a renchéri. « Sensibiliser, c’est bien. Innover, c’est encore mieux. Légiférer, c’est indispensable », a-t-il clamé en soulignant le retard du Canada dans les dossiers environnementaux.
Mille et une idées
La douzaine de participants – citoyens et représentants d’organismes communautaires – ont démontré leur intérêt pour le développement durable en apportant plusieurs idées au groupe.
Le verdissement fait partie des intérêts de plusieurs. Alors qu’une dame souhaite inciter les gens à s’inscrire à un jardin collectif, une autre veut que l’ancienne piscine Viau-Robert devienne un espace cultivable. Cette dernière désire aussi vendre des semences au marché ambulant de la Table ronde de Saint-Léonard.
En fin de lunch, tout le monde se donnait des défis pour l’été, que ce soit d’utiliser le vélo jusqu’en novembre ou de faire pression pour avoir des bornes Bixi à Saint-Léonard. Finalement, le Bureau Associatif pour la Diversité et la Réinsertion (BADR) a également manifesté son intention d’organiser des rencontres de sensibilisation à l’environnement.
Pas de recyclage au Domaine Renaissance
Le Domaine Renaissance ne possède pas les infrastructures nécessaires pour participer à la collecte de matières recyclables de l’arrondissement. « Les bâtiments du domaine ont été conçus dans les années 50, alors qu’on ne prévoyait pas devoir recycler », explique Catherine Boucher, coordonnatrice de la revitalisation urbaine intégrée (RUI) Viau/Robert. « Dans les gros immeubles à logements, il y a toujours une salle où les locataires laissent leurs déchets. « Elle est trop petite au Domaine Renaissance pour ajouter des gros bacs de recyclage. » Quant à laisser à chacun la responsabilité de sortir son recyclage, « imaginez-vous 330 petits bacs verts au bord de la rue? », fait observer Mme Boucher. Quelques familles prennent toutefois l’initiative d’aller porter leur bac sur une rue voisine, soutient-elle. Pour le moment, la RUI en est à définir les grandes orientations que prendra le secteur Viau/Robert. Des infrastructures aptes à la collecte de recyclage seront sans aucun doute planifiées.