Saint-Léonard envisage un échange de terrains
L’administration locale loue à Hydro-Québec quatre terrains. Toutefois, la société d’État a annoncé, en juillet dernier, son intention d’augmenter ses coûts de location sur cinq ans.
Le loyer annuel du dépôt à neige Langelier, actuellement de 10 844 $, augmentera progressivement à 20 220 $; les Jardins communautaires Couture, de 1300 $ à 3388 $; le parc Coubertin, de 1 $ à 27 150 $ à compter du 1er novembre 2013, pour atteindre 29 338 $ après cinq ans ; le mini-parc Provencher, de 1 $ par année à 4960 $ dès septembre 2013, pour atteindre 5369 $ dans cinq ans.
Pour éviter ces hausses, la Direction des travaux publics, de l’aménagement urbain et des services aux entreprises a donc songé à un échange de terrains avec le fournisseur d’électricité. Saint-Léonard voudrait devenir propriétaire de trois des quatre terrains (à l’exception du mini-parc Provencher), qui ont une superficie totale de 32 690 m2. En contrepartie, il céderait quatre lots sur la rue J.-B. Martineau, à la limite nord-ouest de l’arrondissement, d’un total de 14 155 m2.
La différence de 18 535 m2 devra vraisemblablement être compensée monétairement. « Il y aurait donc lieu de référer ce dossier à la Direction des stratégies et transactions immobilières, du Service de la concertation des arrondissements et ressources matérielles [de la Ville de Montréal], afin qu’elle amorce les négociations avec Hydro-Québec », indique le sommaire décisionnel du conseil d’arrondissement du mois de mars.
« Aux dernières nouvelles, les démarches n’étaient pas encore commencées, mais ça devrait venir dans les jours ou semaines qui viennent », confirme le chef de division – Relations avec les citoyens et communications de l’arrondissement, Richard Caron.
Territoire occupé
C’est dans le but de « rationnaliser les actifs » que la Direction des travaux publics a élaboré cette stratégie. Selon M. Caron, environ 92% du territoire de l’arrondissement est développé, ce qui rend les possibilités d’échange limitées. « Les terrains visés ne sont pas développables, car ils sont occupés par des tours d’électricité », commente-t-il.
Bien qu’il ne soit pas en mesure de prédire comment Hydro-Québec recevra la proposition, M. Caron affirme que cette pratique a déjà été effectuée par le passé. « C’est arrivé à quelques reprises, particulièrement quand Saint-Léonard était une ville, notamment avec l’ancienne commission scolaire Jérôme Le-Royer, ou avec des citoyens pour une petite bande de gazon. C’est moins fréquent maintenant, car presque tout le territoire est développé. »