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Vivre à l'italienne

Desjardins Josianne - TC Media
Il parle avec un fort accent la langue de l’amour, habite et travaille à Saint-Léonard comme « barbiere » (coiffeur en italien) et boit plusieurs authentiques expressos par jour. Dans la communauté italienne, Luigi Toteda est considéré comme le « p’tit nouveau », arrivé au Québec il y a près de trois ans. À l’occasion de la Semaine italienne de Montréal, le Progrès Saint-Léonard dresse le portrait d’un de ces nouveaux immigrants d’origine italienne.

Luigi s’est installé dans le quartier avec sa femme, Linda, qu’il a rencontré lorsqu’elle était en voyage dans la province de Cosenza. Dur de s’imaginer qu’à 43 ans, il allait refaire sa vie dans « La Belle province », qui a connu une grande vague d’immigration italienne 50 ans plus tôt.

En plus d’avoir été séduit par une Québécoise, Luigi dit avoir pris goût à l’idée d’avoir une « vie meilleure », comme ce fut le cas de Beni Simonetti, propriétaire du Salon Beni sur le boulevard Langelier, dans les années soixante. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’a pris sous son aile, en l’engageant comme coiffeur. «Un de mes amis m’a parlé de lui. Il a fait ça pendant 23 ans dans son pays. Je lui ai donné la chance de travailler », raconte Beni.

Cependant, la première année au Québec a été difficile pour Luigi. À cause du froid de l’hiver et de la communication, puisqu’il ne parlait pratiquement pas le français ni l’anglais. Mais heureusement, Luigi a su bien s’entourer. « S’il se décourageait, il savait au moins qu’il avait des gens autour de lui pour l’aider », soutient Beni.

Déjà, seulement au salon, environ le tiers des clients sont d’origine italienne. Il a ainsi tissé de bons liens avec d’autres personnes d’origine calabraise et participe régulièrement à des événements festifs de la communauté italienne.

Même si Luigi peut trouver aisément ses repères culturels dans le quartier, il reste que sa connaissance de la langue française demeure un obstacle. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour laquelle il ne parvient pas à obtenir son permis de conduire.

Ne baissant pas les bras, Luigi souhaite maîtriser la langue de Molière en suivant des cours de français au Centre Léonardo Da Vinci, dès septembre. Il a aussi pour objectif d’accueillir sa sœur au Québec d’ici quelques mois.

Le carnet d’adresse de Luigi et Beni

-Pour la pizza: Napoli Pizzeria 1675, rue St-Denis Elio Pizzeria, 351, rue de Bellechasse

-Pour le proscuitto: Charcuterie Noël, 5733, boulevard Léger

-Pour le café: La Bella Italiana, 5884, rue Jean-Talon E ou Café Milano, 5188 Jarry Est

-Pour les pâtisseries (surtout les cannoli siciliani!) Boulangerie Pâtisserie Italia, 5540, rue Jean-Talon Est

Quelques chiffres

-28 000 Léonardois se disent d’origine italienne

-Pour 18 345 d’entre eux, l’italien est leur langue maternelle

-Saint-Léonard a accueilli 55 nouveaux immigrants d’origine italienne en 2012

-Au total, 307 000 Italiens se sont établis au Québec en 2012

(Source: Profil sociodémographique de Saint-Léonard, Montréal en statistiques (2013))

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