Marcher pour ne pas décrocher
Au coup de 9 h, les jeunes de neuf écoles léonardoises attendaient le grand départ au parc Luigi-Pirandello. Ils ont par la suite parcouru quelques rues avant de se rendre à la salle de réception Le Baron, où un spectacle les attendait.
Initiée il y a trois ans après que le Carrefour jeunesse-emploi (CJE) Jeanne-Mance—Viger et le collectif jeunesse de Saint-Léonard eurent soulevé leur préoccupation pour la lutte au décrochage, la marche de la persévérance scolaire était destinée à devenir une tradition à Saint-Léonard. Les différents partenaires ont chacun à leur façon manifesté leur engagement pour la cause.
« Le CJE était disposé à porter la cause il y a trois ans. [En 2010,] on espérait réunir au moins une centaine de personnes et finalement ç’a été tout un succès puisqu’il y a eu 1200 jeunes qui ont participé », rappelle la directrice générale du CJE, Lina Raffoul.
Devant le succès de l’activité, l’organisation a dû être revue. Ainsi, pour cette troisième année, non seulement l’itinéraire a été modifié, mais aussi le nombre de participants a été réduit pour une question de logistique.
La réussite de la marche repose sur le travail des différents partenaires. Tout au long de l’année, le poste de quartier 42, le CJE, l’arrondissement de Saint-Léonard, la Commission scolaire de la Pointe-de-l’Île, la Commission scolaire English-Montréal et d’autres organismes se rencontrent dans le but de coordonner cette journée
Dans les écoles, les enseignants organisent des activités pour sensibiliser les jeunes à la lutte contre le décrochage.
Mettre un visage sur la persévérance
Chaque élève a sa propre définition de ce qu’est la persévérance. Alors que pour certains, elle se traduit, par exemple, à travers les arts, pour d’autres, elle s’acquiert à travers le sport.
La conseillère d’arrondissement Lili-Anne Tremblay est venue dire aux jeunes de ne pas se décourager. « Je vais vous dire quelque chose, moi, ça fait seulement trois ans que j’ai quitté les bancs d’école », leur a-t-elle confié. Avant de se lancer en politique municipale, Mme Tremblay a complété sa deuxième maîtrise. Le président du Réseau Réussite, Gilles Peticlerc, a également demandé aux jeunes de partir avec la conviction « qu’il y a des gens qui croient en vous et qui souhaitent que vous preniez leur place et que vous fassiez mieux qu’eux ».
Les écoliers léonardois ont également pu entendre les interventions vidéos de différentes personnalités publiques, soit l’auteur-compositeur-interprète, Martin Deschamps, le joueur de l’Impact de Montréal, Patrice Bernier, le danseur Nicolas Archambault ainsi que le slameur David Goudreault.
De plus, une nouveauté cette année, les écoliers ont aussi eu droit à une prestation de leurs camarades d’école. Ainsi, la foule a applaudi la performance des élèves de l’école primaire La Dauversière qui sont montés sur la scène pour chanter une composition sous le thème de la persévérance. Par la suite, des jeunes de l’école primaire Alphonse-Pesant ont surpris l’assistance en livrant un numéro de slam. La foule n’a pas hésité à taper des mains lorsqu’un trio de l’école secondaire Laurier-MacDonald a livré une performance musicale. Finalement, c’est la jeune Léonardoise connue sous le nom de Blinky-Black qui a épaté les spectateurs en faisant une performance de beatbox.