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L'héritage d'une grand-mère

Desjardins Josianne - TC Media
Afin que ses petits-enfants puissent se souvenir d’où leur famille provient, une résidente de Saint-Léonard âgée de 90 ans a rédigé un recueil dans lequel elle raconte comment son père est arrivé au Québec, son enfance, l’aide qu’elle a offerte à sa famille venue d’Italie et les petits bonheurs qu’elle a vécus.

Avec « Les mémoires de Nonna Maria », Maria Di Tomaso, qui habite aux Jardins d’Italie, souhaitait léguer en héritage son vécu à ses dix petits-enfants. Cette dame est née à Montréal en 1922, après que son père eut immigré au pays avec son épouse.

« (…) c’est son oncle qui l’a fait venir au Canada. Il venait d’une famille très pauvre. Il était l’aîné de six enfants. Il ne savait ni lire, ni écrire. En Italie, il gardait les moutons, mais il a su se débrouiller et gagner sa vie », peut-on lire dans son recueil.

Mme Di Tomaso dit avoir toujours aimé lire et écrire, même si elle n’a pas fréquenté l’école aussi longtemps qu’elle l’aurait voulu. Elle a seulement complété sa huitième année.

«(…) la période la plus difficile a été la mort de notre mère en 1937, à l’âge de 41 ans. Moi, j’étais l’aînée. J’ai du abandonner mes études pour prendre soin de la famille. Moi qui aimais tant l’école, avec les religieuses de la Congrégation Notre-Dame. Je voulais être une enseignante », raconte-t-elle.

Cependant, elle dit n’avoir jamais eu de difficulté à se trouver du travail, puisqu’elle maitrise parfaitement le français, l’anglais et l’italien. Elle en a même fait profiter des membres de sa famille et des connaissances qui ont immigré à partir de 1948, lorsque le Canada a commencé à accepter des immigrants italiens parrainés par leur famille. Elle leur a appris le français et comment se chercher du travail à Montréal.

« Ma mère nous disait toujours: « faites du bien aux personnes qui en ont besoin, le bon Dieu vous récompensera « . Comme de fait, je n’ai jamais regretté de les avoir aidés », soutient-elle.

Certains se souviennent peut-être de Mme Di Tomaso alors qu’elle était présidente du club de l’âge d’or Sainte-Angèle, titre qu’elle a occupé pendant 17 ans. Elle a ensuite quitté ses fonctions lorsque son mari est tombé malade, celui avec qui elle a fait de nombreux voyages mémorables.

« (…) nous avons fait de beaux voyages en Italie, en France, en Espagne et en Australie pour deux mois chez la sœur de mon mari », détaille-t-elle

Pour l’amour de sa famille

Malgré les moments difficiles qu’elle a traversés, Mme Di Tomaso se réjouit d’avoir perpétué la lignée familiale et d’avoir donné à ses enfants et petits-enfants de meilleures conditions de vie.

« Tout le monde vit bien maintenant! », dit-elle en riant.

Maria Di Tomaso a imprimé une cinquantaine d’exemplaires de ses mémoires, qu’elle a notamment remis aux membres de sa famille et ses amis.

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