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Saint-Léonard visé par l'UPAC

L’arrondissement de Saint-Léonard a été visé par une des perquisitions de l’Unité permanente anticorruption (UPAC).

À l’arrivée du Progrès Saint-Léonard, vers 17 h, des employés quittaient les lieux. Le chef de division – relations avec les citoyens et communications, Richard Caron, a indiqué que les employés n’avaient pas été évacués, mais qu’ils quittaient les lieux, car c’était la fin de la journée. Selon des informations recueillies sur place, le maire de l’arrondissement, Michel Bissonnet, venait d’arriver sur les lieux.

Quelques heures plus tard, vers 19 h 45, on pouvait apercevoir de l’extérieur des enquêteurs réunis dans une des salles de conférence de la mairie léonardoise.

En faisant le tour de l’établissement, la journaliste du Progrès Saint-Léonard a vu des enquêteurs dans le bureau de la secrétaire du maire Bissonnet, dans un bureau qui semblait être celui du directeur d’arrondissement, Gilles Rainville, ainsi que dans celui d’un des conseillers.

Cette perquisition a eu lieu dans le cadre d’une enquête qui a été ouverte en 2010, a mentionné la porte-parole de l’UPAC, Anne-Frédérick Laurence. « On va chercher de la preuve en lien avec une enquête débutée en 2010 à propos d’allégations de fraude, d’abus de confiance et de fabrication de faux documents », a-t-elle souligné.

Aucune arrestation ne devrait être effectuée. Les policiers seraient plutôt à la recherche de documents.

Rappelons qu’en mai dernier, l’ancien maire de l’arrondissement et ex-président du comité exécutif de la Ville de Montréal, Frank Zampino, avait été arrêté à son domicile relativement au dossier du Faubourg Contrecoeur.

Au cours des dernières semaines, l’arrondissement de Saint-Léonard a aussi retenu l’attention à quelques reprises lors des témoignages de certains entrepreneurs devant la commission Charbonneau.

Le président de la firme Génius-Conseil avait rapporté avoir été sollicité pour une somme de 2000 $ comptant par l’ancien argentier d’Union Montréal, Bernard Trépanier, pour la campagne électorale de 2008, qui a été remporté par M. Bissonnet.

Le maire de Saint-Léonard avait réfuté les allégations en indiquant que lorsqu’il était revenu pour les élections partielles et générales de 2008, le fonds du parti était suffisant pour couvrir la campagne.

« Autrement dit, depuis 2008, on contribue de façon personnelle, mon épouse et moi.Et mes autres élus font la même chose avec leur épouse et leur famille. Il n’y a eu aucune activité de financement organisée. Mon épouse et moi avons donné la contribution maximale », avait-il précisé.

Des perquisitions auraient aussi eu lieu dans plusieurs autres arrondissements, soit Saint-Laurent, Verdun, Lachine et Côte-des-Neiges-Notre-Dame-de-Grâce et Anjou. L’hôtel de la Ville de Montréal, actuellement dirigé par Michael Applebaum et les locaux du parti Union Montréal ont également été ciblés par l’UPAC. Cette frappe a nécessité l’intervention de 125 policiers. En tout, 25 personnes auraient été rencontrées par les policiers, dont des fonctionnaires et des fournisseurs ainsi que d’actuels et anciens élus.

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