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Le partage en cadeau

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
Pour plusieurs, le temps des Fêtes est synonyme d’abondance. Une myriade de cadeaux et de victuailles égayent les nombreuses célébrations. Pourtant, d’autres sont moins choyés. En cette période de partage et d’entraide, le Magasin-Partage offre un baume au cœur à ces infortunés, en leur offrant, à prix modique, de la nourriture, mais aussi une bonne dose de chaleur humaine.

 

Une centaine de ménages ont bénéficié du programme d’entraide de ce deuxième Magasin-Partage, organisé par la concertation en santé alimentaire, le 20 décembre. Contrairement à celui de la rentrée scolaire, une clientèle élargie a été ciblée.

« La grande différence, c’est qu’au lieu de viser uniquement les familles d’enfants d’âge scolaire, comme on l’avait fait à la rentrée, pour Noël, on parle de ménages. De cette manière, on englobe beaucoup plus de gens », fait valoir Daniel Duranleau, coordonnateur de Concertation Saint-Léonard.

Les bénéficiaires, référés pour la plupart par des organismes communautaires, étaient majoritairement des personnes seules ou des nouveaux arrivants qui « ne sont pas encore dans le réseau ».

« Ç’a été ça la force du Magasin-Partage. On ne leur a pas seulement offert de l’aide alimentaire, on leur a aussi permis de connaître les lieux communautaires et civiques de Saint-Léonard. Le Magasin-Partage, c’est aussi une aide à l’intégration et l’insertion », croit-il.

Une vingtaine de bénévoles ont prêté main-forte lors de l’événement. Cette fois-ci, les organisateurs n’ont pas hésité à solliciter l’aide de partenaires.

« On a résisté à la tentation de tout faire seul. On a des gens qui sont venus donner deux ou trois heures de leur temps », dit-il.

Une aide complémentaire

Le Magasin-Partage se veut une aide complémentaire aux autres services d’aide alimentaire offerts. Alors que certains services, tels que les paniers de Noël, sont une solution d’urgence, le mandat du Magasin-Partage est d’offrir des denrées à coût modique aux familles moins fortunées afin de compléter leurs achats. Selon M. Duranleau, ces vocations différentes n’entrent pas en compétition et permettent, au contraire, de rejoindre un maximum de gens.

La demande d’aide a été très importante. Dès la mi-novembre, l’organisme a cessé d’accueillir les références puisque la capacité maximale avait déjà été atteinte et 20 noms figuraient sur la liste d’attente.

Comme il s’agit d’un soutien, et non d’une aide d’urgence, ce n’est pas une question de vie ou de mort. Les gens ont d’autres réseaux à qui ils peuvent s’adresser, avance M. Duranleau.

« On prend des bouchées comme on peut. On est le plus petit Magasin-Partage, mais aussi le plus jeune », philosophe-t-il.

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