Voyage formateur pour neuf jeunes des CJE Anjou – Saint-Justin – Jeanne-Mance
Les neufs jeunes et deux intervenantes du Carrefour jeunesse-emploi qui ont participé au projet « Passeport à la citoyenneté » du carrefour jeunesse-emploi(CJE) Anjou – Saint-Justin – Jeanne-Mance sont revenus à la maison après quatre semaines de stage au Pérou. À travers le projet, les participants pourront faire un retour aux études ou réintégrer le marché du travail.
« Passeport pour la citoyenneté » a été initié au mois d’avril par deux intervenantes des deux CJE, Sandra Ménard et Marie-Pierre Bédard. Le projet, qui visait entre autres à permettre aux participants, des jeunes décrocheurs, d’acquérir des aptitudes en vue d’un retour à l’école ou sur le marché du travail, s’est révélé une expérience positive pour chacun des jeunes.
« On avait les objectifs du projet en tête soit d’encourager les jeunes à retourner vers l’école ou sur le marché du travail. On voulait qu’ils aient la chance de vivre une expérience positive », souligne Mme Bédard.
« Les jeunes ont su s’adapter à la culture péruvienne. Même s’ils ont dû s’exprimer en espagnol, ils sont allés vers les autres. Au départ, ils voyaient la langue comme une barrière, mais ils ont pris conscience que ça n’en constitue pas une pour aller vers les autres », mentionne Mme Ménard.
Selon elles, ce séjour a permis aux jeunes de connaître leurs forces et leurs faiblesses. Elles expliquent que chacun d’eux a vécu son choc culturel différemment, mais que dans l’ensemble l’ajustement s’est fait rapidement.
« Je crois que ce qui est ressorti le plus, c’est leur capacité d’adaptation dans une culture qui n’était pas la leur. Chacun d’eux m’a nommé des éléments personnels qui ont changé chez eux, que ce soit au niveau de la tolérance ou du partage », indique Mme Bédard.
Sa collègue raconte que ce qui était intéressant, c’est que les activités proposées étaient variées. « Le seul problème c’est qu’on n’y a pas été la longtemps, mais au moins ils ont pu travailler sur divers types de projets, que ce soit des ateliers pour enfants ou des activités de sensibilisation », dit Mme Ménard.
Le projet ne s’est toutefois pas arrêté après le retour au pays. Les jeunes ont été rencontrés afin de travailler sur leurs objectifs, faire des ateliers pour parler du choc au retour et faire un bilan après ces 17 semaines.
Des neuf participants, sept souhaitent reprendre leurs études et deux pensent réintégrer le marché du travail.