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La renaissance du baseball à Saint-Léonard

Le club Baseball Saint-Léonard a effectué toute une remontée depuis les dernières années. L’association qui était au plus bas en 2006 est désormais sur une lancée.

L’organisation a envoyé cinq équipes aux Championnats régionaux cet été. Trois d’entre elles ont été couronnés championnes.

« De plus, nous avons envoyé sept joueurs aux Jeux du Québec et trois autres ont été sélectionnés sur l’Équipe Québec », ajoute Danny Vincelli, trésorier de Baseball Saint-Léonard.

La remontée

En 2007, Gerry Dupuis et Marco Macri sont devenus les coprésidents de l’organisation léonardoise. Un défi de taille se présentait alors devant eux.

« À la fin de la saison de 2007, nous n’avions pas assez d’argent pour la prochaine année. Nous ne pouvions pas acheter les équipements nécessaires, comme des casquettes, pour nos jeunes. Nous avions alors deux possibilités : mettre la clé sous la porte ou trouver un moyen créatif de récolter des fonds », fait valoir M. Dupuis.

Les deux présidents ainsi que M. Vincelli ont alors mis en place le tournoi de poker de Baseball Saint-Léonard. Cet événement a été un grand succès et a permis de mettre en place les différents programmes du club.

Un autre obstacle que l’association a dû surmonter a été la baisse de popularité de ce sport. « Les Expos ont quitté Montréal en 2004. Ce départ a eu un gros impact sur la popularité du baseball. Les jeunes étaient gênés d’avouer qu’ils y jouaient. Tous ces éléments ont diminué notre nombre de membres de façon exponentielle. Nous étions rendus à une cinquantaine de joueurs », avoue M. Macri.

Pour recruter le plus de membres possibles, les trois bénévoles ont opté pour deux solutions : le programme 2 pour 1 et une campagne dans les écoles. Ils ont parcouru les différentes écoles primaires de l’arrondissement en distribuant des brochures. Ce moyen était idéal pour cibler la clientèle des plus jeunes.

« Il y avait une telle popularité pour le soccer que nous avons décidé de jumeler ce sport avec le nôtre. Quand tu fais commencer un sport à un enfant de 5 ans, tu ne sais pas ce qu’il va vouloir faire ou ce qu’il va aimer. Alors nous avons conçu un programme où un jour l’enfant joue au soccer et l’autre au baseball », exprime M. Vincelli.

Les camps d’entraînement le printemps et l’été ainsi que les formations pour les entraîneurs sont venus compléter le programme 2 pour 1. Les inscrits peuvent alors profiter d’une saison plus longue de baseball, de février à septembre.

« Nous avons bâti un programme exceptionnel. Il prend tout en considération pour permettre à un enfant de commencer à s’acclimater à un sport, que ce soit le baseball ou le soccer, en impliquant les parents. Quand ils choisissent leur sport, les jeunes entrent chez les novices où ils ont des entraîneurs formés, une longue saison et des tournois. Ce que nous ne voulons pas, c’est que les gens croient que le baseball coûte cher. C’est faux. Nous offrons le camp d’entraînement et la saison estivale pour seulement 115 $ », affirme M. Dupuis.

Les bénévoles

Les fonds et les programmes ont aidé à remettre sur pied le club de Saint-Léonard. Toutefois, tous s’entendent pour dire qu’un autre élément important a permis à l’organisation de se rendre où elle est présentement : les bénévoles.

« Nos entraîneurs sont des bénévoles ou des parents volontaires. Quand nous les entraînons, ils deviennent meilleurs, ce qui créé de meilleures équipes et quand on gagne, les enfants reviennent. C’est un effet boule de neige. C’est nous [au sein du conseil d’administration] qui avons allumé l’étincelle et construit les programmes, mais c’est parce que nous avons beaucoup de bénévoles et de parents qui nous aident que nous sommes rendus là aujourd’hui », soutient M. Macri.

« Tu as besoin de l’aide des parents pour mettre en place des programmes comme les nôtres. Si tu n’investis pas dans les parents et leur formation, les programmes ne sont pas aussi bons », ajoute M. Dupuis.

Toutefois, l’un d’entre eux soutient que les efforts des trois hommes ont été primordiaux pour la reconstruction du club. « Il y a cinq ans, le baseball était mort à Saint-Léonard. Il n’y a aucun doute que sans eux (M. Dupuis, M. Macri et M. Vincelli), il n’y aurait plus de baseball dans l’arrondissement », affirme Pascal Perreault, un parent bénévole.

En plus de venir aider l’organisation, les parents viennent aussi encourager les joueurs, même si leur fils n’est pas sur le terrain. « Il y a toujours au moins une cinquantaine de personnes dans les estrades. Si je sais que le fils de Dany joue, par exemple, je vais aller faire un tour au parc. Nous sommes une grande famille. Nous venons avec nos enfants, nos épouses, les tantes et les oncles et nous nous rassemblons lors des matchs. Nos jeunes regardent le duel ou ils vont jouer un peu plus loin. C’est une belle ambiance que nous avons », mentionne M. Macri.

« Souvent après les matchs, nous avons un festin. Chacun apporte quelque chose et nous nous retrouvons avec un buffet. Les autres équipes sont toujours très surprises quand ils voient cela », se rappelle M. Dupuis.

Plus de terrains

Même s’ils ont vécu leur meilleure année depuis six ans, passant à une cinquantaine d’inscrits à 500, les membres du conseil continue leurs efforts pour offrir un meilleur service à leurs membres.

« Nous avons soumis un projet à l’arrondissement pour avoir un terrain synthétique où plusieurs sports pourraient y être pratiqués, comme le baseball et le soccer. Nous voulons avoir un gros terrain avec éclairage pour jouer au niveau bantam et midget. L’arrondissement nous a dit que le projet allait être étudié », souligne M. Macri.

Les terrains sont une problématique constante pour le club de baseball. « Nous avons de beaux parcs, bien entretenus. Toutefois, il nous en manque. L’année prochaine, il va nous manquer un parc. Ayant commencé avec les plus jeunes, il y a six ans, ils ont grandi. Nous n’avons pas de terrains pour les midgets. Peu de terrains à Saint-Léonard sont adaptés pour les joueurs plus vieux. C’est la problématique des prochaines années », explique M. Perreault.

« Nous avons perdu des parcs. Ç’a commencé avec le parc central, celui du parc Pie XII et le parc Hébert. Ça fait deux ans que nous utilisons deux parcs d’Anjou pour les pratiques. Si nous avions des parcs, nous pourrions doubler notre nombre d’inscrit. Aujourd’hui, nous devons limiter notre nombre de joueurs, car nous n’avons pas la capacité pour en avoir davantage. Nous n’accusons pas la ville, mais nous voudrions davantage », indique M. Macri.

Après une saison remplie de succès, les membres du conseil organisent à nouveau leur fameux barbecue de fin de saison, le 15 septembre, au parc Pie XII. Pendant cette journée de festivités, les joueurs recevront entre autres leurs trophées.

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