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Modification de la politique de reconnaissance des OBNL

Tranchemontagne Daphnée - TC Media
En juin dernier, l’arrondissement de Saint-Léonard se dotait d’une politique de reconnaissance des organismes à but non lucratif (OBNL). Saluée par plusieurs organismes communautaires, cette initiative en a aussi inquiété plusieurs. Ceux-ci craignaient de perdre leur statut d’organisme reconnu puisqu’ils ne satisfaisaient pas certains critères, notamment quant au lieu de résidence de leurs membres.

Une modification a été apportée à l’énoncé 2.2 de la politique qui stipulait que « la structure démocratique [l’organisme] doit être régie par un conseil d’administration composé d’un minimum de 60 % d’administrateurs [qui] résident dans l’arrondissement Saint-Léonard [et] dont 100 % demeurent sur le territoire de la Ville de Montréal ».

Désormais, un minimum de 60 % des administrateurs doit résider ou travailler à temps plein à Saint-Léonard, en plus de résider sur le territoire montréalais.

Cette modification ouvre ainsi la porte aux personnes qui œuvrent à Saint-Léonard dans le cadre de fonctions relatives à leur emploi.

L’administration locale a décidé de changer ce critère à la suite d’une série de rencontres avec les représentants des OBNL concernés.

« Selon eux, l’application de cet article pourrait occasionner une perte d’expertise pour le conseil d’administration des OBNL, principalement en raison de l’exigence rattachée au lieu de résidence des administrateurs. On souligne la difficulté croissante de recrutement pour les OBNL de bénévoles qualifiés, ce qui pourrait forcer ceux-ci à faire le choix entre un administrateur qualifié et la reconnaissance de l’organisme par la Ville », peut-on lire dans le sommaire décisionnel du conseil d’arrondissement du 5 décembre.

Lueur d’espoir

En juillet, Jacques Merulla, du Club du bonheur, un organisme œuvrant auprès des personnes handicapées à Saint-Léonard, avait été l’un des premiers à soulever certaines inquiétudes face à la nouvelle politique de reconnaissance.

« On a un monsieur et une madame qui viennent de Saint-Léonard, mais qui ont déménagé à Montréal-Nord, où il n’y a aucune activité pour les handicapés. C’est du bon monde. Quand ils ont appris ça, ils étaient démolis. Des clubs de l’âge d’or, il y en a partout, mais pas des clubs pour les personnes handicapées.

« Nous demandons une ouverture d’esprit pour que nous puissions continuer à accueillir des personnes handicapées qui demeuraient auparavant à Saint-Léonard, mais qui sont déménagées […] et qui ne peuvent pas recevoir les mêmes services dans leur nouvel environnement », avait-il fait valoir.

Contacté par le Progrès Saint-Léonard pour commenter l’annonce de la modification de la politique, M. Merulla soutient que cette mesure n’affectera pas vraiment son organisme.

« Nous, au point de vue administratif, nous sommes corrects. J’ai rencontré le maire et le directeur de l’arrondissement et on m’a assuré que, parce que le Club du bonheur était un organisme spécifique et qu’aucun autre ne donnait les mêmes services à Saint-Léonard et dans l’est de Montréal, si jamais on avait de la misère à rejoindre certains critères, ils feraient sûrement une exception pour nous autres. Le maire a fait preuve d’ouverture.

« Je pense que cette modification avait été demandée par d’autres organismes. Je crois que c’est correct que l’administration locale fasse ça », a fait savoir M. Merulla.

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