Une étoile de la lutte
Le lutteur Francis Carter est sur une belle lancée. Le Léonardois a remporté les titres de champion scolaire et champion national dans la catégorie des 66 kg cette saison.
« Je ne m’attendais pas à gagner toutes ces récompenses. Mon objectif est toujours de faire de mon mieux », explique l’athlète de 16 ans. En plus des championnats, l’adolescent a aussi été couronné lutteur tout étoile.
Francis a découvert ce sport en première secondaire. Ayant terminé une session estivale de football, il se cherchait une nouvelle discipline pour l’année scolaire. « Mon école a un club de lutte et ça m’a intrigué. Je voulais essayer quelque chose de nouveau. Je n’avais jamais entendu parler de lutte olympique avant [mon entrée au secondaire] », mentionne l’élève du collège Vincent Massey.
Lors de sa première année dans le club, le lutteur ne participait que pour le plaisir. C’est lorsqu’il à commencé à concourir chez les amateurs que sa passion est née. « Au début, je ne faisais cela que pour le fun. En deuxième secondaire, mon entraineur est venu me voir pour me proposer d’essayer le côté amateur. C’est là que mon esprit de compétition est arrivé et que je m’entraînais plus sérieusement », souligne-t-il.
Inconnu
Vu le manque de rencontre sportive au Québec, Francis se déplace régulièrement en Ontario ou aux États-Unis pour participer à des tournois. « La lutte amateur est plus connue en Ontario qu’ici. J’y vais pour les compétitions, car c’est près de chez nous », affirme-t-il.
L’athlète a d’ailleurs terminé en première position à deux reprises, au Mohawk Valley International Wrestling Festival, à Albany, aux États-Unis.
La lutte olympique, à ne pas confondre avec la lutte professionnelle, est peu connue dans la Belle Province. Une situation que déplore l’adolescent. « C’est dommage que la lutte gréco-romaine soit souvent confondue avec la lutte professionnelle, admet-il. La lutte amateur demande de la force, de l’agilité et de l’intensité. Du côté professionnel, c’est faux. Au Québec, il n’y a pas beaucoup de compétitions. Ce serait plus plaisant s’il y avait plus de clubs et plus de lutteurs. Ça manque de challenge. »