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Samuel Chagnon: un directeur engagé auprès des jeunes de Ville-Émard

Samuel Chagnon
L’ancien directeur général de la maison des jeunes RadoActif, Samuel Chagnon. Photo: Gracieuseté

L’ancien directeur et superviseur clinique de la Maison des jeunes RadoActif dans Ville-Émard, Samuel Chagnon, a reçu la médaille de l’Assemblée nationale, avant son départ, pour souligner son engagement auprès des adolescents du Sud-Ouest et son professionnalisme au cours des dernières années.

«Je ne m’attendais pas du tout à ça, réagit M. Chagnon. J’étais émotif, j’avais larme à l’œil. J’aime beaucoup la politique, donc je sais ce que ça représente de recevoir cette médaille.»

Après une dizaine d’années à côtoyer les jeunes du quartier, celui qui complète un doctorat en psychologie à l’Université du Québec à Montréal (UQAM) a choisi de consacrer plus de temps à ses études. Il termine présentement un stage clinique en psychologie et il amorcera un internat en septembre prochain.

C’est lors de sa dernière journée, le 12 mars, que la députée de Saint-Henri-Sainte-Anne et cheffe du parti d’opposition, Dominique Anglade, lui a remis la médaille dans une rencontre virtuelle.

Dure réalité

Tout d’abord contractuel pendant quelques étés, Samuel Chagnon a été directeur de la Maison pendant huit ans. Il est donc bien au fait de la réalité que peuvent vivre les adolescents du quartier.

«C’est comme un secret bien gardé. On a eu toute sorte de jeunes qui ont côtoyé [RadoActif], explique-t-il. Certains étaient là pour se changer les idées et avoir du fun dans leur journée. Mais, on a eu beaucoup de jeunes qui avaient besoin d’aide, ou encore, pour qui c’était difficile à la maison.»

Il faut parfois attendre des mois afin d’avoir accès à des services en santé mentale chez les adolescents, notamment dans Ville-Émard, évoque-t-il.

La situation actuelle a eu un impact important sur la vie de ce groupe d’âge, certains ayant vécu des échecs scolaires, entre autres. Des difficultés observées auparavant ont aussi «été amplifiées avec la pandémie».

«On sait qu’il y a des jeunes qui régressent dans les habilités qu’ils ont apprises et que socialement, ça devient de plus en plus difficile. Il y en a qui, à force d’être isolés, ne sont plus capables de sortir de la maison. Ça devient anxiogène juste d’aller au dépanneur», indique M. Chagnon.

«[Les jeunes] vivent toute sorte de choses. […] Ils continuent à avancer et on est capable de leur donner des rêves et des ambitions. Ils finissent toujours par s’en sortir. Ils m’ont beaucoup inspiré.» – Samuel Chagnon

Projets

L’ancien directeur garde de précieux souvenirs des dernières années. Il ne ferme pas non plus la porte à de prochains projets qui lui permettraient de travailler de nouveau avec des adolescents.

«J’ai besoin de faire le deuil. Pour moi, c’était plus qu’un emploi. C’était une passion et je ne sentais pas que c’était un travail d’être auprès des jeunes. J’avais beaucoup de plaisir», admet-il.

Lors de son passage, plusieurs projets ont été mis en place. Parmi ceux-ci, la création de courts-métrages avec des adolescents, ainsi que l’instauration d’une ambiance du temps des fêtes pour accueillir les jeunes à Noël.

«On a instauré une grosse fête. C’était quelque chose de très communautaire. On avait toujours entre 30 à 40 jeunes et chacun recevait un cadeau. C’était le moment de les gâter», se remémore M. Chagnon.

La médaille de l’Assemblée nationale est remise par les députés afin de reconnaître le travail d’une personne de leur choix.

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