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Projets de CPE : l'incertitude plane

La décision du gouvernement du Québec de suspendre l’attribution de nouvelles places en garderies crée de l’incertitude quant à la réalisation de projets de centres de la petite enfance (CPE) dans l’arrondissement du Sud-Ouest.

C’est le cas pour les projets que pilotent les CPE Les enfants de l’avenir et Le joyeux carrousel. Ils ont dans leurs cartons les plans de deux installations qui viendraient ajouter 158 places.

Le ministère de la Famille a d’abord annoncé un gel temporaire du développement des places en CPE et en garderies subventionnées dans l’attente du dépôt du budget en juin. Puis, devant le tollé, il a levé le moratoire pour les projets prévus pour cette année.

Québec a annoncé en 2012 la création, en deux phases, de 28 000 places à 7$, d’ici la fin de 2016. Un premier appel de projets a été lancé en 2011 pour 13 000 places. Un second appel a été annoncé en 2013 pour les 15 000 places additionnelles.

Déposé lors du premier appel, le projet du CPE de la Dame, situé dans Saint-Henri, a le feu vert. Il prévoit l’ajout de 10 places aux 66 existantes, explique la directrice générale par intérim, Cindy Larouche. Il en va de même pour le CPE Enfankiri, dans Émard, indique la directrice, Francine Rivest. L’ajout de 18 places portera la capacité d’accueil à 80 enfants.

Toutefois, c’est l’incertitude pour les projets des CPE Les enfants de l’avenir, dans Pointe-Saint-Charles, et le Joyeux Carrousel, dans Émard, déposés lors du second appel. Ils attendent impatiemment la présentation du budget en juin.

«On va être touché», craint la directrice générale du CPE Les enfants de l’avenir, Ginette Alarie. «On est vraiment en danger», dit-elle, soulignant que le projet a été accepté avant les élections d’avril dernier. Le CPE dispose présentement de 104 places. Le projet développé avec des groupes communautaires consiste à en ajouter 80. La nouvelle installation serait située dans le Bâtiment 7 des anciens ateliers du CN. «Il y a un besoin criant pour des places à 7$», insiste Mme Alarie. «Les familles à faible revenu ne peuvent pas aller en garderie privée ou subventionnée», dit-elle mentionnant que pas une journée ne passe sans qu’un ou deux parents se présentent au CPE en quête d’une place.

«Ça crée un peu d’incertitude, mais pour l’instant, ça ne m’inquiète pas trop», confie Éric Guindon, directeur général du CPE Le joyeux carrousel, qui se montre philosophe. «On est chanceux. On n’avait pas investi trop d’argent», dit-il à propos de la création d’une nouvelle installation permettant l’ajout de 78 places aux 60 existantes. Pas question d’abandonner le projet. «La volonté est toujours là», insiste M. Guindon. « À Émard, il manque de places», dit-il, notant qu’il accueille au moins une famille par jour à la recherche d’une place.

Technoflos

Par ailleurs, l’arrondissement du Sud-Ouest met son poids dans la balance afin que le CPE Technoflos, situé sur le campus de l’ÉTS, puisse ajouter 80 places.

Le CPE, qui en compte déjà 80, a appris en mars que son projet de développement de 80 nouvelles places n’avait pas été retenu par le ministère de la Famille.

Alors qu’on assiste à un important développement résidentiel dans Griffintown, l’arrondissement insiste sur la nécessité de créer de nouvelle places dans ce secteur pour répondre aux besoins des familles qui viendront s’y installer.

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