Actes indécents au parc Angrignon : 13 arrestations dans le cadre du projet «Sentier»
À la fin de juillet, un premier bilan du projet «Sentier», lequel est mené pour une troisième année dans le parc Angrignon afin de contrer les actes indécents, faisait état de 13 arrestations.
Amorcé au début de juin, le projet initié en 2011 par Geneviève Pépin, policière au poste de quartier 15 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), se poursuit jusqu’à la fin août, indique la conseillère municipale responsable de la table de sécurité urbaine de l’arrondissement du Sud-Ouest, Huguette Roy.
Les personnes appréhendées par les policiers sont âgées entre 35 et 55 ans. Au terme du processus judiciaire, elles pourraient se retrouver avec un dossier criminel. Il ne s’agit pas uniquement de Montréalais. «Ce sont des gens qui viennent d’un peu partout», précise Huguette Roy. Le parc est reconnu comme un lieu où des gens se donnent rendez-vous pour se livrer à des activités sexuelles en plein air. Pour les dissuader, le PDQ 15 du SPVM mène le projet «Sentier» en collaboration avec l’arrondissement du Sud-Ouest et d’autres partenaires dont Prévention Sud-Ouest et Jeunesse au Soleil. Le SPVM y affecte des vélo-patrouilleurs, des policiers de la cavalerie ainsi que des agents en civil de la section de la moralité du SPVM. «C’est grâce à eux que l’on procède à des arrestations», signale Huguette Roy.
Le projet donne des fruits. En 2011, on a procédé à 42 arrestations. L’an dernier, le nombre a chuté à 15. «Par rapport à la première année, il y a une diminution», se réjouit Huguette Roy. De plus, souligne-t-elle, «il y a zéro récidive». L’intervention des policiers en vertu du Code criminel, et le risque de se retrouver avec un dossier et tout ce que cela implique, «c’est très dissuasif», note la conseillère.
«Ce qui a beaucoup diminué, ce sont les actes d’exhibitionnisme», mentionne-t-elle par ailleurs.