Verdun

Propositions pour le secteur Dupuis-Hickson

Propositions pour le secteur Dupuis-Hickson
Photo: IDS/Verdun Hebdo - Sophie Poisson

Quatre groupes d’étudiants et de professionnels des milieux d’urbanisme, d’architecture et d’architecture-paysagiste ont proposé avec quelques citoyens leur vision à l’arrondissement pour l’aménagement du secteur Dupuis-Hickson. Leur présentation à la mairie de Verdun a été commentée par des panélistes et par les résidents invités à participer.

«Trait d’union» évoque le corridor d’ouest en est qui peut être créé dans ce concept tirant profit de l’îlot que forme le secteur Dupuis-Hickson. Les bâtiments ont été concentrés aux pourtours de l’îlot pour aménager un espace central avec des six étages au sud et des huit étages au nord. Leurs vocations sont compartimentées avec des emplois à l’ouest, puis communautaires et enfin des services aux citoyens à l’est. Les rues Cool et Lanouette ne seraient pas prolongées pour favoriser la circulation piétonne. Des percées visuelles vers le centre-ville sont mises en avant et développent trois espaces: le terrain de jeux, la promenade verte et l’installation éphémère comme un marché public.

En ce qui concerne «Odacité», il fait référence à l’intensité d’activités, de besoins, mais aussi d’attentes qui ont été manifestées pour ce secteur. Les ondulations dans les différents aménagements sont aussi un rappel à l’eau, avec l’Aqueduc et les berges. La proposition prévoit garder 30% d’espaces verts. La zone restante serait répartie entre le résidentiel (40%), le commercial (15%), les bureaux (10%), le sport et le culturel (5%). Le projet évoque des îlots à vocation mixte, tant horizontale que verticale. Il suggère aussi de faire passer la circulation lourde sur les rues Évangeline et Dupuis, pour libérer la rue Hickson et y favoriser les transports actifs.

«Slow» n’a pas voulu présenter un projet fini, mais une stratégie de transformation du lieu qui commence par la création d’un lien cyclable fort. Il s’agit aussi de créer de l’engouement avec des installations éphémères et de les compléter avec des interventions minimales comme une murale sur la rue Cool. Pour le résidentiel, le projet parle surtout de retisser les îlots déjà en place et pour les emplois, de remplacer les industries lourdes par des professions dites d’avenir. Un équipement sportif public près du canal de l’Aqueduc est imaginé, par exemple un complexe aquatique, qui fasse résonnance avec le boulevard LaSalle où sera la plage.

Quant au «Verd’eau», il veut s’assurer d’avoir un milieu de vie complet notamment avec des épiceries, maintenir et diversifier l’emploi local, développer une signature identitaire en lien avec l’eau. Le groupe parle de ramener la piste cyclable sur les rues Hickson et Bannantyne, ainsi que des stationnements souterrains et des voies réduites pour ralentir la vitesse. Les activités industrielles seraient maintenues pour faire une zone tampon avec l’A15. Quant aux trois îlots imaginés, ils ont des fonctions mixtes (résidentiel et commercial). Un lien de verdure est également mis de l’avant entre le parc du réservoir 3 et le parc Duquette, ainsi qu’à travers l’îlot. Des infrastructures urbaines vertes permettraient en plus de récolter, stocker et réutiliser l’eau, par exemple avec des toits verts.

Ils ont dit
«Une ville se bâtit dans le temps. S’il y a possibilité d’y aller graduellement, avec les besoins, les maillages entre l’existant et le nouveau vont se faire de façon beaucoup plus raffinée.» – Ève-Marie Surprenant, architecte et urbaniste

«Mon coup de cœur par équipe: la vie au cœur de l’îlot; l’intégration de l’ensemble des enjeux; le processus dans lequel la communauté pourra s’intégrer et tout le phasage ouvrent un champ de possibilités dans la requalification de ce secteur; la gestion de l’eau» – Tania Gonzalez, du Conseil régional en environnement

«Je pense qu’un défi est de savoir comment on peut équilibrer la polarité et l’humilité, surtout dans les vocations.» – Nik Luka, professeur-école d’architecture et d’urbanisme à l’Université McGill

«L’arrondissement ne s’engage pas nécessairement envers ces résultats, mais assurément ça va servir de base de réflexion pour les étapes à venir. À savoir, un exercice de vision avec la collectivité et ultimement, on enclenchera un plan d’action pour bien identifier ce qu’on entend poser pour le secteur» – chef de division à l’arrondissement et urbaniste, Sylvain Theriault

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