Verdun
08:00 8 décembre 2019 | mise à jour le: 5 décembre 2019 à 12:39 temps de lecture: 3 minutes

Un sculpteur de Verdun à Barcelone

Un sculpteur de Verdun à Barcelone
Photo: IDS/Verdun-Hebdo - Katrine DesautelsLa sculpture de Philippe Coudari  Life of S est faite en résine et fibre de verre. La photo est celle du modèle, enfant. L’œuvre est finaliste à la 10e édition de La figurativas 2019, à Barcelone.

La sculpture de Philippe Coudari est finaliste dans une compétition internationale au Musée européen d’art moderne (MEAM) à Barcelone, en Espagne. Le Verdunois a créé Life of S spécialement pour ce concours.

C’est sa première participation à ce genre d’événement. «On s’engage dans l’art qu’on fait et puis on a envie que la sculpture soit vue, surtout si elle est faite spécialement pour un événement», raconte M. Coudari, qui a été fébrile tout l’été depuis qu’il a soumis son œuvre.

Il a eu l’idée lorsqu’il a rencontré une serveuse dans un restaurant. «J’ai alors vu toute la vie sur elle», explique l’artiste.

Le «S» du titre est la lettre du prénom de cette femme qui a accepté de poser pour lui afin qu’il fasse une empreinte de son corps avec du silicone, qu’il a ensuite recouverte de plâtre et façonnée.

L’homme de 63 ans a sculpté la tête au complet et a effectué des exagérations sur le corps. «Je voulais faire un corps un peu plus abîmé avec un ventre un peu plus gonflé pour faire des marques de vie», détaille-t-il, expliquant qu’il s’agit de fissures qui témoignent de souffrances et de déceptions.

Il a complété son œuvre avec une photo d’elle enfant, posée au-dessus de son sein. Le sourire de la fillette montre les espoirs qu’on a envers la vie à venir selon M. Coudari.

Parcours

C’est en 1992 que Philippe Coudari s’initie à la sculpture après qu’ami lui demande de l’accompagner à un cours. Il l’avait fait par plaisir et non par intérêt. Plutôt autodidacte, c’est le seul cours de sculpture que M. Coudari aura suivi dans sa carrière.

Il vit de son art depuis 15 ans, ce qui a toujours été un défi. «Je ne voulais pas faire une vie d’artiste. Il y a beaucoup d’insécurité», explique l’homme d’origine syrienne.

Selon lui, c’est beaucoup plus difficile pour un sculpteur que pour un peintre en raison des coûts élevés et de l’espace nécessaire pour créer.

«Un mur c’est un mur, on le remplit. La relation des gens avec la sculpture est différente parce qu’il y a une compétition dans l’espace, explique-t-il. Il faut donc apprivoiser l’œuvre d’une autre façon.»

Pour lui, c’est la forme qui définit la Nature. Et c’est la Nature qui lui donne son existence.

L’exposition au MEAM de Barcelone aura lieu du 6 décembre au 31 janvier. D’autre part, le Verdunois offre des cours de sculpture à son atelier.

 

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