Île-des-Sœurs
17:45 18 mars 2020 | mise à jour le: 18 mars 2020 à 18:02

COVID-19: les restaurants mis à mal

COVID-19: les restaurants mis à mal
Photo: Archives - Métro

À la suite des mesures prises par le gouvernement pour restreindre la propagation du COVID-19, le nombre de restaurants qui décident de mettre la clé sous la porte ne cesse d’augmenter. Pour plusieurs restaurateurs, les pertes économiques seront moins grandes s’ils ferment que s’ils continuent d’accueillir le peu de clients qui osent sortir.

Le gouvernement du Québec a demandé dimanche aux propriétaires de limiter le nombre de clients à 50% de leur capacité et que ceux-ci soient à une distance minimale d’un mètre les uns des autres.

Toutefois, plusieurs restaurateurs avaient déjà pris la décision de fermer pour une durée indéterminée puisque l’achalandage a diminué drastiquement trois jours avant l’annonce. Des établissements ont vu des dizaines voire des centaines de réservations être annulées.

«Depuis jeudi, on a facilement 60% moins de clientèle», témoigne Douglas Tan, le propriétaire de La Bêtise, qui a pignon sur la rue Wellington et dans Rosemont.

Encore la semaine passée, le restaurant verdunois Janine et sa grande sœur Régine à Rosemont étaient très occupés et les clients remerciaient les employés d’être toujours ouverts, indique le propriétaire, Pierre-Luc Chevalier.

L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) demande au ministre des Finances, Éric Girard, d’aider les restaurants face à la crise du COVID-19. Il devrait aller plus loin que son annonce quant à la suspension jusqu’au 31 juillet du paiement des acomptes provisionnels et des impôts des entreprises.

L’ARQ a fait part de ses demandes dans une lettre remise au premier ministre du Québec. On réclame notamment le report du paiement des factures d’Hydro-Québec et d’Énergir sans pénalités et de mettre sur pied un programme de compensation pour les lieux ayant subi une perte d’achalandage et une baisse du chiffre d’affaires.

Inquiétude

Dans le milieu, l’inquiétude des employés se fait sentir.

«Le plus difficile est de voir nos 60 employés partir en mise à pied temporaire, indique M. Chevalier. Nous avons rencontré les équipes des deux restaurants pour les rassurer que nous puissions passer à travers cette crise et que nous les attendions dès que la situation le permettra.»

Cependant, d’autres établissements n’ont pas cette assurance.

«Personne ne sait pas combien de temps ça va durer, souligne M. Tan. Économiquement, ça nous fait très mal. On verra ce que le gouvernement met en place pour nous aider.»

La Bêtise possède près de 1200 huitres en stock. «On ne peut pas les congeler et on ne peut pas les garder au frigo plus de deux semaines», raconte Douglas Tan. Il tente de les vendre à un dollar, même pour ceux qui veulent les apporter chez eux. 

D’autre part, les Rôtisseries St-Hubert, les restaurants Tim Hortons et McDonald’s ainsi que les cafés Starbucks ne seront plus ouverts pour la consommation sur place. Les services de livraison et les commandes à l’auto sont toujours offerts.

Plusieurs restaurants sont restés ouverts quelques jours à 50% de leur capacité afin de limiter l’impact du gaspillage alimentaire. D’autres restaurants ont offert aux employés les aliments périssables.

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