Île-des-Sœurs
15:30 7 octobre 2020 | mise à jour le: 7 octobre 2020 à 14:40 temps de lecture: 2 minutes

Excès de vitesse à L’Île-des-Sœurs, un problème récurrent

Excès de vitesse à L’Île-des-Sœurs, un problème récurrent
Photo: Katrine DesautelsLa ligne presque droite du boulevard Marguerite Bourgeoys.

Des automobilistes utilisent le boulevard de L’Île-des-Sœurs et Marguerite Bourgeoys comme piste de course la nuit, à l’île. Le vacarme dérange le voisinage. Malgré la surveillance policière, le problème semble récurrent.

M. Jules*, un résident qui désire garder l’anonymat, témoigne qu’environ une dizaine de voitures font de la vitesse pendant de longues heures la nuit. «Un soir, cet été, une voiture sport s’est promenée de 2h à 4h du matin sans arrêt, mais il semble qu’ils se sont fait attraper», dit-il.

Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) confirme que des automobilistes ayant fait de la vitesse dans ces secteurs ont reçu récemment des constats d’infractions. Des patrouilles sont envoyées dans les endroits jugés problématiques à L’Île-des-Sœurs, dans les plages horaires identifiées dans les plaintes. Ces patrouillent sont actives autant sur la terre ferme qu’à l’île, chaque nuit.

Malgré tout, le vacarme engendré par les automobilistes délinquants se poursuivrait et cela deviendrait intolérable. «Pas systématiquement chaque semaine, mais visiblement il n’y a rien qui change», dénonce M. Jules, ajoutant que la situation se répète d’année en année.

Ligne droite

Les boulevards de L’Île-des-Sœurs et Marguerite Bourgeoys ont chacun un tronçon de quelques centaines de mètres en ligne plutôt droite, ce qui attirerait les automobilistes qui veulent faire de la vitesse.

Chaque fois que cela se produit, des plaintes sont déposées au poste de quartier 16. «La dernière fois, j’ai entendu un klaxon puis deux autos partir et les pneus crier. Je déduis que c’était une course», nous dit l’Insulaire.

Environ 80 familles vivent aux alentours et seraient incommodées par la situation.

«Ce n’est pas juste près de chez moi, ça va beaucoup plus loin, relève M. Jules. Quand on voit 50 publications à propos des [courses], c’est que ça a brassé la veille.»

Le SPVM indique être au fait de la situation qui perdure à L’Île-des-Sœurs. Depuis environ trois semaines, il y aurait plus de patrouilles dans ces secteurs le soir, la nuit et tôt le matin.

Articles similaires