Île-des-Sœurs
12:00 2 décembre 2020 | mise à jour le: 1 décembre 2020 à 21:05 temps de lecture: 4 minutes

Promenades Cop.Copine tient le coup en s’adaptant

Promenades Cop.Copine tient le coup en s’adaptant
Photo: Katrine DesautelsLa boutique de Florence Malka est située au 40, Place du Commerce, à L'Île-des-Sœurs.

La boutique Promenades Cop.Copine de L’Île-des-Soeurs fête ses 30 ans. Le magasin de prêt-à-porter n’aurait pas survécu au premier confinement sans la mobilisation de sa clientèle lors de sa réouverture, mais sa propriétaire, Florence Malka, doit se réinventer pour survivre.

Comme les autres commerces de vêtements, Mme Malka a dû fermer boutique temporairement pendant quatre mois lors du Grand confinement, en mars. Mais pour Promenades Cop.Copine, il s’agit de la période habituellement la plus achalandée de l’année, qui représente 50% de son chiffre d’affaires annuel.

Heureusement, à la réouverture de la boutique, la clientèle a répondu à l’appel de favoriser l’achat local. «On sentait que les clientes venaient pour nous encourager. Sinon on ne serait plus là», témoigne Florence Malka.

Elle s’est adaptée à la situation afin d’être flexible notamment en effectuant elle-même les livraisons à domicile des gens de L’Île-des-Sœurs. Elle a aussi créé une page Facebook pour faire des petits défilés de mode sous forme de vidéo. Les gens étaient inspirés par les idées de ces publications et appelaient pour réserver un coup de cœur.

«La seule raison pour laquelle j’ai tenu le coup, c’est parce qu’on a développé une relation avec la clientèle de L’Île-des-Soeurs.»

-Florence Malka, propriétaire de Cop.Copine

La propriétaire a aussi fait un virage numérique en créant un site web et une plateforme transactionnelle sur celui-ci. Toutefois, sa clientèle un peu plus âgée reste réticente à faire des achats en ligne. Depuis sa réouverture, Mme Malka s’adapte pour les clientes craintives de magasiner dans le contexte sanitaire actuelle. Elle les accueille avant ou après l’ouverture de sa boutique pour qu’elles soient seules, à leur demande.

L’entrepreneure est d’avis que le message du gouvernement est parfois contradictoire. «Il nous laisse ouverts, mais ils disent aux gens de ne pas aller dans les magasins, dénonce-t-elle. C’est dommage parce qu’au contraire on peut donner un service très sécuritaire.» Elle estime que les petites boutiques sont plus sûres que dans les grands centres qui attirent davantage de gens.

Parcours

D’autre part, Florence Malka note que les gens recherchent maintenant beaucoup plus des vêtements d’intérieur que pour de grandes sorties. La propriétaire adapte ainsi ses collections.

La mode est toutefois toujours changeante. Il y a 30 ans, Florence Malka a démarré son entreprise en vendant seulement des t-shirts et des leggings qu’elles étalaient sur des tables au milieu du centre commercial de L’Île-des-Soeurs.

Puis, la demande a commencé à grandir. La propriétaire souligne qu’il n’y avait aucune boutique de vêtements à l’époque, et encore aujourd’hui, il y en a très peu. «Tranquillement, j’ai développé ce marché à L’Île-des-Soeurs et on a pris un kiosque au milieu du centre. Par après, j’ai décidé de prendre un magasin», raconte-t-elle.

Sa principale compétition est le centre-ville de Montréal et le quartier Dix30 à Brossard. «Ce n’est pas un marché facile parce que l’une des forces de l’île, c’est sa proximité du centre-ville [et] accessible par rapport à la Rive-Sud, explique-t-elle. Ce n’est pas évident de tenir le coup parce que les gens préfèrent aller dans des endroits où il y a plus de choix.»

Promenades Cop.Copine se démarque toutefois en ayant des collections de vêtements que l’on ne retrouve pas ailleurs. La propriétaire se déplace en Europe pour aller chercher des vêtements que les grands revendeurs n’offrent pas. Environ la moitié de ses produits sont de marques canadiennes et québécoises et l’autre partie provient d’exclusivités européennes.

Mme Malka estime que l’achalandage des boutiques de vêtements pourrait se raviver «Je pense qu’il va y avoir cette rage de vouloir se mettre un nouveau vêtement pour trancher avec cette monotonie et cette austérité dans lesquelles on est entré», dit-elle. Cependant, la propriétaire croit que la période des Fêtes sera difficile.

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