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Logement et discrimination : deux dossiers prioritaires pour Andrés Fontecilla

Andrés Fontecilla, député de Laurier-Dorion pour Québec solidaire Photo: Julien Lachapelle/Métro Média
Julien Lachapelle - Métro Media

Lorsque les travaux parlementaires reprendront à la fin de l’été, le député de Laurier-Dorion Andrés Fontecilla compte revenir à la charge pour demander la création d’un registre des loyers et la mise sur pied d’une politique d’intervention policière sur la médiation.

Au cours des dernières semaines, M. Fontecilla a occupé une grande partie de son travail de député de Laurier-Dorion sur deux enjeux majeurs : la crise du logement et l’arrestation musclée d’un policier sur un adolescent noir devant l’école Georges Vanier.

Sur la problématique entourant la hausse des loyers, le député avait déposé un projet de loi à l’Assemblée nationale, vers la fin de la session parlementaire, pour l’adoption d’un registre des loyers au Québec. Ce registre permettrait aux locataires de consulter les prix d’un logement au cours des cinq dernières années.

Selon le député du Québec solidaire, le gouvernement caquiste refuse de le faire pour des raisons de coût et de complexité que représente la mise en place d’un projet comme celui-là.

«Si le gouvernement ne veut pas adopter un registre des loyers dans la prochaine année, les locataires vont lui faire payer le coût politique lors des prochaines élections provinciales », dans un entretien avec Métro Villeray.

Une arrestation toujours aussi choquante

Le 8 juillet dernier, M. Fontecilla avait convoqué les médias pour un point de presse avec Marjorie Villefranche, directrice générale de la maison d’Haïti, afin de revenir sur les incidents s’étant déroulé devant l’école Georges-Vanier, le 10 juin.

Un adolescent noir de 14 avait été arrêté par un policier qui avait posé son genou sur son cou lors de l’intervention. Les images de ce geste ont fait le tour des réseaux sociaux.

Questionné à ce sujet par Métro Villeray, le député a mentionné ne pas avoir commenté le dossier publiquement sur le coup pour prendre le temps de bien analyser le dossier.

« J’ai parlé au commandant de police, aux mères des deux jeunes interpellés, à plusieurs organismes communautaires et à d’autres personnes pour comprendre correctement le dossier », ajoute-t-il.

Ce dernier ne comprend toujours pas pourquoi ce policier a utilisé cette méthode pour mobiliser le jeune sur le sol. Pour lui, il s’agit d’un cas de profilage racial systémique.

« Je ne dis pas que les policiers qui ont arrêté le jeune sont racistes, mais je constate qu’il y a des façons de faire qui induisent une action et des conséquences différentes selon la couleur de la peau d’un individu », affirme le député.

Lors du point de presse, M. Fontecilla avait exigé de la part des ministres Geneviève Guilbault et Benoit Charrette, respectivement ministre de la Sécurité publique et ministre de la Lutte contre le racisme, qu’une politique basée sur la médiation soit adoptée.

« J’appelle à la mise en place d’une politique qui change les paradigmes des relations entre la police et les communautés racisées du Québec, plus particulièrement avec les jeunes. »

Depuis la conférence, les deux ministres caquistes n’ont émis aucun commentaire publiquement.

Le député a l’intention d’aborder ces deux dossiers au cours de la prochaine année à l’Assemblée nationale.

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