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Pancartes vandalisées, une tradition électorale

Gauthier Audrey - TC Media
Pendant une campagne électorale, le vandalisme de pancartes est presque devenu une tradition. Même si c’est un geste illégal, les candidats de la circonscription de Laurier-Dorion ne s’en formalisent plus.

Pour ceux qui font leurs premiers pas dans l’arène électorale, voir son visage barbouillé ou lire des insultes sur ses affiches peut être quelque peu blessant. Toutefois, tous s’entendent pour dire que ça fait partie du jeu.

« Chaque élection, il y a des pancartes vandalisées. C’est plate. Il y a des gens qui ne respectent pas le débat démocratique comme il doit se faire », indique le candidat péquiste, Pierre Céré.

« Barbouiller une pancarte, c’est illégal. Si c’est une façon de s’exprimer, tant mieux, car la personne s’intéresse à la politique, mais je crois que les citoyens ont le droit de voir les pancartes, de connaître le nom du candidat, de la formation politique et de la circonscription. C’est un droit et un manque de respect devant les autres citoyens. Néanmoins, ce n’est pas la pancarte qui fait campagne ni qui fait gagner l’élection. C’est le candidat qui fait campagne et les idées qui gagnent. C’est malheureux, mais je suis habitué », mentionne le candidat libéral, Gerry Sklavounos.

« Il faut avoir de l’assurance quand on entre en politique, car on ne s’appartient plus », souligne la candidate caquiste, Valérie Assouline.

Inciter l’illégalité

Pour la campagne provinciale, des individus ont créé un site Internet incitant la population québécoise à vandaliser les pancartes et à les publier sur le Web. Une pratique que les quatre candidats dénoncent.

« Je déplore cette attitude. La campagne sert à faire connaître des candidats et des idées. Je ne crois pas que c’est le bon moyen pour transmettre un message politique », affirme le candidat solidaire, Andrés Fontecilla.

D’autres candidats ont invité les fautifs à venir leur parler

« C’est un geste violent. Il y a assez d’espace pour mener des débats. J’invite ces gens à une réflexion sérieuse et de participer à la réflexion démocratique », soutient M. Céré.

« C’est dommage. Il y a d’autres manières de s’exprimer que de vandaliser des pancartes. Dans d’autres pays, ils sont violents ou lancent des roches. Je préfère le barbouillage d’affiches à d’autres actions violentes. Je les invite à me contacter pour qu’on puisse échanger », maintient M. Sklavounos.

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