Elle marche contre le cancer
Avec ses six coéquipières de Seins funny, la Villeroise marchera les 24 et 25 août à travers les rues de Montréal sur un parcours de 60 km. « Il n’y a pas de résultat à atteindre ou de performances à accomplir, il faut juste faire quelque chose pour sensibiliser les gens », explique-t-elle. À l’écouter parler de la phase de la maladie, on perçoit les paroles d’une véritable battante. « On a découvert la tumeur à 40 ans, comme si c’était une date de péremption, ironise-t-elle. C’était surprenant, car je ne connaissais le cancer qu’à travers ce que je lisais et ce que j’entendais. Personne dans ma famille n’a eu cela. »
Pourtant, aujourd’hui elle marche pour d’autres femmes qui n’ont pas eu sa chance. « Ma belle-mère est décédée en août, une de mes collègues n’a pas survécu, une copine d’enfance que j’avais retrouvée récemment a disparu il y a quelque temps. Tout le monde finalement a dans son entourage quelqu’un qui a été touché », affirme-t-elle.
Tous concernés
La maladie a affecté aussi toute sa famille sur le plan moral. « Ma fille avait 11 ans à l’époque. Elle n’a pas su tout de suite ce qui se passait. On a voulu la préserver, mais lorsque je suis passée sur la table d’opération, il fallait qu’on lui dise la vérité, se souvient-elle émue de cette période difficile pour elle et pour son entourage. Tout le monde était derrière moi et personne ne montrait que c’était dur. »
À travers ces paroles on reconnait immédiatement une femme de caractère. « Pour moi c’était une mauvaise grippe même si après 15 séances de radiothérapie la fatigue commençait à se faire ressentir », indique-t-elle. Durant la période de traitement, elle n’avait pas à travailler et considère cela comme une chance. « Il y’en a qui ne peuvent pas faire autrement et continuent d’aller au boulot. Celles-là, je leur tire mon chapeau », reconnait-elle.
C’est la deuxième fois qu’elle participe à la marche. La première fois, en 2010, elle n’avait fait qu’une journée. « Cette fois, je ferai le parcours au complet », promet-elle.
Aujourd’hui, elle se sait sortie d’affaire même si le risque de récidive est omniprésent. « Je dois faire une mammographie tous les deux ans, mais c’est un moindre mal », convient-elle. Elle a aussi une pensée pour les malades encore en traitement. « Il faut les accompagner. Il ne faut pas les laisser seuls dans leur coin. »
Une fin de semaine bon pied bon œil
Le Week-end Pharmaprix pour vaincre les cancers féminins est la plus importante campagne de financement pour les cancers féminins au Québec. En neuf ans, il a déjà récolté plus de 49,8 M $ pour le centre du cancer Segal de l’Hôpital général juif.