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Elle marche contre le cancer

Brigitte Faulkner est une survivante. Diagnostiquée avec un cancer du sein en octobre 2008, elle n’a échappé à la mort qu’après une intervention chirurgicale et 25 séances de radiothérapie. Aujourd’hui, elle marche pour sensibiliser les gens aux cancers féminins.

Avec ses six coéquipières de Seins funny, la Villeroise marchera les 24 et 25 août à travers les rues de Montréal sur un parcours de 60 km. « Il n’y a pas de résultat à atteindre ou de performances à accomplir, il faut juste faire quelque chose pour sensibiliser les gens », explique-t-elle. À l’écouter parler de la phase de la maladie, on perçoit les paroles d’une véritable battante. « On a découvert la tumeur à 40 ans, comme si c’était une date de péremption, ironise-t-elle. C’était surprenant, car je ne connaissais le cancer qu’à travers ce que je lisais et ce que j’entendais. Personne dans ma famille n’a eu cela. »

Pourtant, aujourd’hui elle marche pour d’autres femmes qui n’ont pas eu sa chance. « Ma belle-mère est décédée en août, une de mes collègues n’a pas survécu, une copine d’enfance que j’avais retrouvée récemment a disparu il y a quelque temps. Tout le monde finalement a dans son entourage quelqu’un qui a été touché », affirme-t-elle.

Tous concernés

La maladie a affecté aussi toute sa famille sur le plan moral. « Ma fille avait 11 ans à l’époque. Elle n’a pas su tout de suite ce qui se passait. On a voulu la préserver, mais lorsque je suis passée sur la table d’opération, il fallait qu’on lui dise la vérité, se souvient-elle émue de cette période difficile pour elle et pour son entourage. Tout le monde était derrière moi et personne ne montrait que c’était dur. »

À travers ces paroles on reconnait immédiatement une femme de caractère. « Pour moi c’était une mauvaise grippe même si après 15 séances de radiothérapie la fatigue commençait à se faire ressentir », indique-t-elle. Durant la période de traitement, elle n’avait pas à travailler et considère cela comme une chance. « Il y’en a qui ne peuvent pas faire autrement et continuent d’aller au boulot. Celles-là, je leur tire mon chapeau », reconnait-elle.

C’est la deuxième fois qu’elle participe à la marche. La première fois, en 2010, elle n’avait fait qu’une journée. « Cette fois, je ferai le parcours au complet », promet-elle.

Aujourd’hui, elle se sait sortie d’affaire même si le risque de récidive est omniprésent. « Je dois faire une mammographie tous les deux ans, mais c’est un moindre mal », convient-elle. Elle a aussi une pensée pour les malades encore en traitement. « Il faut les accompagner. Il ne faut pas les laisser seuls dans leur coin. »

Une fin de semaine bon pied bon œil

Le Week-end Pharmaprix pour vaincre les cancers féminins est la plus importante campagne de financement pour les cancers féminins au Québec. En neuf ans, il a déjà récolté plus de 49,8 M $ pour le centre du cancer Segal de l’Hôpital général juif.

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