Du sang au Centre Lajeunesse
Pour la quatrième année consécutive, Marcelle Bastien, directrice du Centre Lajeunesse, a fait appel à ce restaurateur. Un choix qu’elle qualifie de concret. «Ça donne une réalité au don de sang. Les gens savent pourquoi ils le font.»
M. Romdhane a dû subir une greffe de foie en 2001. Il a reçu plusieurs transfusions. Le co-président d’honneur, très impliqué dans Villeray, sait combien un don fait la différence.
«Avec une goutte d’eau, on peut faire des rivières. Avec une goutte de sang, on peut sauver des humains.»
Maintenant qu’il ne peut plus donner de sang, M. Romdhane fait sa part en donnant de la visibilité à la clinique de sang annuelle. Il se dit d’ailleurs très touché lorsque son entourage lui confie qu’il viendra donner du sang.
«J’ai été receveur. Je connais l’importance de l’implication du citoyen. Un petit geste peut faire des miracles!»
Le maire Anie Samson, co-présidente d’honneur pour la sixième année consécutive, remarque que les jeunes professionnels et jeunes familles de Villeray sont très sensibles à la cause. Une observation faite aussi par les responsables du Centre Lajeunesse.
Six bénévoles de l’organisme Vers vous, ainsi qu’une dizaine d’employés d’Héma-Québec, étaient au poste, mercredi dernier, pour accueillir les donneurs et accumuler les dons de sang.
L’anecdote du singe
Anie Samson a fait rire bien des gens en expliquant pourquoi elle était bannie de la liste des donneurs de sang. En voyage en Afrique il y a plusieurs années, le maire s’est fait mordre par un petit singe. De retour au Québec, elle a eu le suivi médical nécessaire: aucun risque pour elle. Trois mois plus tard, cependant, elle a appris que le singe qui l’avait mordue était mort, de cause inconnue. Depuis, pas moyen de donner du sang!