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La fondation Chagnon critiquée

Le regroupement intersectoriel des organismes communautaires de Montréal (RIOCM) s’est réuni, à Villeray, le 30 avril pour la tenue de son congrès. Ils ont demandé à Québec de ne pas renouveler les ententes avec la fondation Chagnon. 

Les organismes La  Maison de Quartier Villeray,  Héberjeune de Parc-Extension, le centre communautaire jeunesse unie de Parc-Extension, Afrique au féminin, le centre des femmes d’ici et d’ailleurs et le Bureau de consultation jeunesse étaient de la partie.

Les organismes du RIOCM, se sont dotés d’une nouvelle plateforme de revendications. Ils demandent la fin de la taxe santé, la gratuité en santé et services sociaux et en éducation,  le non-renouvellement des ententes avec la Fondation Chagnon et la réinjection de ces montants dans les organismes communautaires.

Richard Vachon, directeur du Centre communautaire jeunesse unie de Parc-Extension  a commenté la nouvelle. « La revendication la plus importante est le financement à la mission globale par l’agence de la santé et des services sociaux de Montréal. Nous on reçoit peut-être 25-30% de ce qu’on devrait obtenir.»

Toujours selon M. Vachon, le lien qui unit Québec et la fondation ressemble est un partenariat public-privé. «Le gouvernement investi des sous pour des décisions prises au privé. Nous pensons que le financement devrait être donné à la mission globale. Pourquoi la fondation Chagnon devrait-elle administrer l’argent du public ? Elle devrait s’occuper de ses affaires, de son fond, comme le fait Centraide», a martelé M. Vachon.

Rose Ngo Ndjel, de l’organisme Afrique au féminin partage cette opinion.  « Oui, Québec devrais être investir dans les organismes communautaires plutôt que dans des partenariats public-privés», dit-elle.

Rejoint par téléphone Jean Serge Grisé, conseiller principal Affaires publiques de la fondation Chagnon a réagi à la nouvelle : «qu’est-ce que je vous voulez que je vous dise c’est un organisme qui donne une opinion. N’importe quel organisme a le droit de ne pas être d’accord, c’est légitime qu’ils s’expriment. La fondation a mis a distribution des fonds en partenariat avec le gouvernement, la fondation toute seule ne distribue pas de fond. On a trouvé une façon de respecter les choix du gouvernement. On s’implique à long terme avec le législateur.», a conclu M. Grisé 

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