Couleurs chaudes sur hiver froid
«On a remarqué que c’est très difficile de s’intégrer aux artistes d’ici», affirme Mme Fakhfakh, membre du conseil d’administration de la ligue depuis le mois de janvier. Cette difficulté l’a motivée a faire partie de l’organisation «dans laquelle tous sont les bienvenus», insiste-t-elle.
Peignant à la maison, comme la majorité des membres de la ligue, elle fait de l’art abstrait. Ses œuvres aux couleurs chaudes comprennent de nombreux motifs circulaires. Ses toiles contrastent avec l’hiver montréalais, explique-t-elle.
«Montréal, ce n’est pas vraiment chaud. Les relations humaines sont très froides, estime l’artiste. Nous, les immigrants, on sent qu’on a perdu une chaleur humaine en venant ici. On veut des unions chaleureuse», affirme-t-elle.
Mme Fakhfakh se frappe a plusieurs difficultés communes chez les immigrants. «On me demande de l’expérience canadienne», déplore-t-elle. Professeure en Tunisie, elle se réjouit de pouvoir pratiquer sa spécialité, le design graphique, au sein de la ligue, afin de prendre de l’expérience professionnelle dans sa terre d’accueil.
«La ligue nous permet de faire connaître la Tunisie et l’art tunisien», signale Mme Fakhfakh. L’artiste souhaite que l’organisation mène vers des échanges culturels accrus entre les pays.
«J’adore le quartier! Je suis très chanceuse», reconnaît celle qui souhaiterait quand même retourner dans son pays d’origine.
Comme membre de la ligue, elle espère pouvoir monter un projet en collaboration avec l’hôpital Sainte-Justine. «Je veux animer un atelier de peinture pour les enfants», annonce Amina Fakhfakh. Elle s’offre de le faire gratuitement. Après les cours, elle aimerait organiser une vente et remettre l’argent à la fondation de l’hôpital.