L’art de la générosité
Geneviève Giroux, artiste locale, met en vente La licorne de Gouin. «C’est une impression numérique faite à partir d’une photo du quartier et d’un dessin.» Mme Giroux se réjouit de participer à cet événement mêlant le monde des affaires, artistique et communautaire.
Mathier Grenier, photographe villerois, croit que le Bénévotemps est une chance à ne pas manquer pour les artistes émergents. «Ça vient réellement en aide sur le plan financier et ça offre une visibilité. Mon œuvre sera exposée dans les bureaux de la compagnie qui l’a achetée, à la vue des employés, avant que l’acquéreur complète ses heures de volontariat.» Les compagnies en question ont soutenu financièrement l’achat des œuvres que les bénévoles obtiendront.
Natalija Scerbina, met en vente une toile abstraite sur la transformation biologique. «Ça sort des cercles habituels. À Montréal, le cercle est plutôt fermé. Là, ça amène une autre vague de monde», estime l’artiste locale.
S’impliquer autrement
Cet événement permet de rejoindre d’une manière les professionnels, principalement les plus jeunes, et de leur exposer les différentes façons de s’impliquer dans la communauté, explique François Lahaise, agent des communications au Centre d’action bénévole de Montréal.
«Souvent, ils ont une perception du bénévolat qui est très précise. Ils ne voient pas qu’ils peuvent s’impliquer sur les conseils d’administration des organismes, dans les aspects décisionnels, sur le marketing ou les collectes de fonds. Avec Bénévotemps, on leur parle d’implication, tout en échangeant avec des artistes qui ont aussi à cœur le bénévolat », dit-il.