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Une Villeroise dans Et que ça saute!

Valérie Martin fait partie des 24 cuistots amateurs qui prendront part à l’épreuve culinaire Et que ça saute!, sur les écrans dès le lundi 10 septembre. Admiratrice de l’émission l’an passé, elle concourra pour de bon à cette deuxième édition. Le Progrès Villeray–Parc-Extension a rencontré cette jeune résidente de l’arrondissement, sélectionnée parmi plus de 700 candidats partout au Québec.

«La cuisine fait partie de ma vie depuis ma tendre enfance», présente Valérie Martin, candidate à la compétition gastronomique. Habitant à quelques pas du marché Jean Talon, Mme Martin révèle apprécier acheter des aliments frais pour composer ses plats. «Je préconise tous les produits du terroir et les fruits de saison». Franche et directe, elle affirme s’être inspirée de sa mère pour confectionner ses menus et puiser son inspiration. «Tout s’est fait de façon autodidacte. Je n’ai jamais pris de cours», assure la trentenaire souriante.

«Je cuisine de tout, mais principalement les viandes, que j’apprécie beaucoup. J’ai d’ailleurs présenté un filet de mignon de veau avec une duxelles de champignons et fromage de Charlevoix pour un des épisodes. J’adore les grillades gourmandes!», avoue cette cuisinière passionnée.

«Mais je déteste cuisiner les abats. Je n’en consomme pas et je n’en cuisine pas», avance-t-elle de façon catégorique. «C’est vrai que j’ai aussi un problème de rapidité au niveau de la technique du couteau. Mais en même temps, je cuisine « relax » à la maison», plaisante la marmiton en herbe, qui compte sur sa détermination et son souci du détail pour se rendre loin dans l’aventure. Car la candidate sait qu’il faudra se montrer plus «débrouillarde» pour faire face à la concurrence.

Pas peur de la compétition

Très à l’aise derrière les fourneaux, c’est son conjoint et principal testeur qui a pris l’initiative de présenter la candidature de la jeune femme. «Mon chum a manigancé mon inscription. Il y avait probablement mon adresse courriel dans leur banque de données, car j’ai reçu une invitation à l’émission. Ça a comme piqué ma curiosité», dévoile celle qui travaille comme conseillère en ressources humaines. Visiblement excitée à l’idée de participer à pareille aventure, Valérie Martin explique. «J’ai pris une bonne 1 h 30 un samedi soir afin de remplir un questionnaire qui était assez copieux. Et le lundi matin, on m’a invité pour l’entrevue.» Une inscription plus longue à remplir que n’a duré l’épreuve de qualification. «Celle-ci est très rapide. Quatre personnes étudient notre comportement. Comme de par mon travail, je fais régulièrement des entrevues, j’étais très confortable et zen. J’ai une bonne capacité pour gérer la pression», admet la candidate. Cette dernière mise sur une cuisine gourmet et gastronomique pour remporter l’épreuve. Car Mme Martin s’est fixé des objectifs. «Premièrement, vivre une bonne expérience. Je n’ai jamais fait de plateau télé. Évidemment, c’est aussi pour le prix de 100 000 $, somme plus qu’intéressante.»

Passion et discrimination

Valérie Martin raffole des émissions de cuisine. «Je suis une fan incontestée du Master Chef Australia que j’ai commencé à regarder lors d’un voyage. J’ai aimé le concept du programme. Puis j’ai regardé la première saison de Et que ça saute! et l’idée m’a séduite.» Une passion qui va de pair avec sa soif d’aventure. «Je suis passionnée de voyages. C’est en voyageant que j’ai fait évoluer mon goût pour la cuisine et intégrait de nouveaux mélanges de saveurs.» Mme Martin a déjà une petite idée de l’après Et que ça saute! «Les 100 000 $, je sais déjà comment les utiliser : si je gagne, je partirai à l’aventure avec mon sac à dos. Je n’ai pas de projet d’ouverture de restaurant. Peut-être plus tard.» La Villeroise dresse un tableau mitigé concernant les chefs féminins dans le monde de la cuisine. «Il y a encore de la discrimination», déplore-t-elle. «Mais je pense que ce qui prime avant tout, c’est le talent. Il y a des métiers qui favorisent les hommes, d’autres les femmes. Ça n’empêche pas que l’un des autres sexes excelle dans le domaine. Dans la restauration, c’est visiblement un milieu d’hommes», explique-t-elle. C’est un phénomène connu. Ce qui importe, c’est que ce soit la meilleure personne qui soit chef. Si au niveau des compétences, c’est l’homme qui tire son épingle du jeu, c’est correct.»

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