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Une Villeroise championne mondiale de jeux vidéo

Favereaux Anne-Laure - TC Media
Peu de Villerois arrêtent Stéphanie Harvey dans la rue pour lui demander des autographes. Et pourtant, en Asie elle serait une véritable star. La raison? Du haut de ses 25 ans, cette blondinette est championne mondiale de jeux vidéo.

C’est parce qu’elle voulait attirer l’attention d’un prétendant pour le bal du secondaire que la jeune femme s’est mise à jouer.

« Je voulais aller à un bal avec un mec et il ne faisait que jouer à Counter-Strike. J’ai commencé comme ça et je suis devenue accro. Après je suis entrée dans l’univers et je me suis mise à jouer tout le temps. »

En 2003, quand Stéphanie commence, Counter-Strike est le jeu le plus joué sur la planète.

« Il y a un certain glamour à y jouer. Des dizaines de milliers de site parlent de ça, tu suis tes joueurs préférés, t’essayes de devenir meilleur, tu joues juste à ça. Tu commences par les compétitions locales puis tu évolues », poursuit la passionnée.

Un sport à part entière?

La geek joue quatre heures cinq fois par semaines, pour « entretenir son niveau ». Elle compare sa pratique à un sport de haut niveau. « Rien ne se compare à une compétition de jeux vidéo. La pression est incroyable. En une semaine, à la coupe du monde je perds 10 livres, c’est comme si je faisais du sport. On a les mêmes symptômes que des sportifs professionnels, developpe-t-elle.

Le jeu vidéo m’a apporté beaucoup plus de bien que de mal : travail d’équipe, responsabilité, reflexe, assiduité, réflexion, patience, organisation…Grâce aux jeux j’ai fait du marketing, j’ai voyagé partout dans le monde. Quand j’étais adolescente, ça m’a sauvé de l’argent et de troubles. À l’âge où l’on se cherche je jouais chez mes parents, ils savaient où j’étais.

Toutes les connaissances que j’ai sur les communautés et les jeux en ligne ça vaut de l’or », croit la conceptrice de jeux chez Ubisoft.

Relier la compétition et l’industrie

Stéphanie Harvey aimerait d’ailleurs faire un pont entre l’univers des jeux vidéo et celui de leur conception par le biais d’un talk-show sur Internet.

« Les gens qui travaillent dans l’industrie ne connaissent pas le monde des compétitions et vice-versa. Ils jouent à tout ce qui sort alors que pour les compétitions, on ne joue souvent qu’à un seul. C’est un univers un peu obscur. »

Stéphanie Harvey sera au tournoi de jeu en réseau LAN ÉTS qui se tiendra en Mars à l’école de technologie supérieure.

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