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Des civières en demande à l’hôpital Jean-Talon

Photo: Isabelle Bergeron/TC Media

Les 22 civières de l’urgence de l’hôpital Jean-Talon ont été nettement insuffisantes au cours des dernières semaines, leur taux d’occupation frôlant même parfois les 200%.

«Les trois dernières semaines ont été particulièrement achalandées. Il faut souligner qu’à la fin de l’hiver, nous avons régulièrement une recrudescence du nombre de patients qui viennent à l’urgence. De plus, nous sommes dans une période d’influenza et nous avons eu une saison hivernale très rude», explique Liza O’Doherty, directrice des soins infirmiers et des services de santé physique.

Étant un centre de traumatologie secondaire et possédant une unité psychiatrique, plusieurs cas sont dirigés vers l’hôpital Jean-Talon.

«S’il y a un accident de la route, les victimes sont souvent transportées dans notre établissement. Ça explique que certains jours, nous soyons à plus de 100% d’occupation des civières. Ça revient à la normale par la suite», laisse savoir Mme O’Doherty.

Du 1er avril 2014 au 12 mars 2015, le taux d’occupation a dépassé les 100% à plusieurs reprises, variant de 64% à 218%, selon la période de l’année. Néanmoins, cette proportion est semblable à celle de la dernière année.

Le déploiement
Lors du passage du Progrès Villeray – Parc-Extension à l’urgence de l’hôpital Jean-Talon, le 12 mars, le taux d’occupation des civières était de 145%.

«Ce taux n’indique que la proportion de personnes sur nos civières. Ça n’inclut pas le nombre de personnes présentes dans nos salles d’attente. Avec un taux de 145%, ça veut dire que nous avions 32 patients sur civières. N’ayant que 22 civières dispersées dans nos salles, nous avons dû ajouter des civières dans des corridors», indique Mme O’Doherty.

Selon les normes de l’urgence, lorsque les 22 civières ne suffisent pas à répondre à la demande, des brancards sont ajoutés dans des corridors de l’urgence. Si le nombre de patients continue d’augmenter, une salle de débordement est alors ouverte.

«C’est une salle qui n’est utilisée que lorsque nous avons beaucoup de patients nécessitant une civière. Elle a été créée et aménagée pour répondre à ces situations», mentionne la directrice.

Temps d’attente
Un taux de 200% ne veut aucunement dire que le temps d’attente à l’urgence sera deux fois plus long, précise Mme O’Doherty.

«Que nous ayons cinq personnes sur des civières ou qu’elles soient toutes occupées ne veut pas dire qu’un patient dans la salle d’attente va attendre plus ou moins longtemps. Nous voyons les patients selon la gravité de leur symptôme et non selon l’ordre de leur arrivée. De plus, si nous recevons des victimes de graves accidents, le temps d’attente changera. C’est pourquoi il nous est impossible de calculer le temps d’attente dans une urgence», souligne-t-elle.

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