Villeray – Parc Ex – Petite-Patrie
17:53 7 mai 2015 | mise à jour le: 7 mai 2015 à 17:53 Temps de lecture: 2 minutes

Des écoliers jardiniers à l’école Sainte-Cécile

Des écoliers jardiniers à l’école Sainte-Cécile
Photo: Audrey Gauthier/TC Media

Depuis le mois de mars, une trentaine d’élèves de sixième année, de l’école primaire Sainte-Cécile, se sont transformés en jardiniers, afin de faire pousser plus de 500 plants de tomates et de basilic. Ils souhaitent les vendre pour financer leur voyage de fin d’année.

«Ce n’est pas tous les parents qui ont les moyens d’envoyer leur enfant à un voyage de camping. Le projet nous permet de les aider. De plus, les élèves sont tellement fiers», indique Alexandra Rivard, enseignante et coresponsable du projet. «J’ai hâte d’aller en camping. Je n’en ai jamais fait avant», souligne Saad, 11 ans.

Bruno Vincent est à l’origine de cette initiative, commencée il y a trois ans. «Je ne voulais pas vendre du chocolat, car les profits sont partagés avec des compagnies. Là, tout revient aux élèves. De plus, les écoliers participent à toutes les étapes, de l’achat des semences jusqu’à la vente», souligne l’enseignant.

Le projet a pris de l’envergure au fil des années. Au lieu de vendre leurs plants à la sortie des classes, comme à l’habitude, les écoliers et les enseignants iront au marché Jean-Talon , le 16 mai, pour vendre leur récolte.

«Ça va nous permettre de rejoindre tout le quartier. Nous pourrons sûrement vendre plus de plants», espère M. Bruno.

Projet éducatif
Ce projet n’est pas seulement un moyen de financer le voyage des finissants. Tout au long du processus, ils acquièrent des connaissances dans différentes matières, dont la science et les mathématiques.

«Ils apprennent également la délicatesse des plantes, à en prendre soin et à se rendre compte à quel point la vie peut être fragile», ajoute Mme Alexandra.

«Ça m’a fait découvrir plein de nouvelles choses que je ne savais pas avant. Ça m’a appris à être responsable. C’est une bonne idée de projet», affirme Yanis, 12 ans.

«C’est plus le fun de le faire en groupe que d’apprendre ça dans les livres. J’aimerais m’acheter un des plants de tomates et en faire pousser dans ma cour», poursuit Kiara, 13 ans.

Les élèves seront à l’entrée du marché Jean-Talon, sur l’avenue Henri-Julien, dès 9h, le 16 mai, et ce jusqu’à épuisement des stocks.

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