Deux fois plus de victimes des armes à sous-munitions à travers le monde
MONTRÉAL — L’Observatoire des armes à sous-munitions rapporte une augmentation «vertigineuse» des victimes de ce type d’artillerie dans le monde.
Une arme à sous-munition est une arme qui contient de nombreux projectiles explosifs.
La quantité de victimes de ces armes a plus que doublé entre 2015 et 2016, passant de 419 à 971.
Dans ce lot, 860 ont été répertoriées en Syrie et 38 au Yémen.
Selon le rapport annuel publié ce jeudi à l’Organisation des Nations Unies à Genève par la Coalition contre les armes à sous-munition, la majorité des victimes dans ces deux pays ont été tuées lors d’attaques à l’aide de sous-munitions. D’autres ont été tuées par des sous-munitions non explosées et la presque totalité des victimes sont des civils.
La Québécoise Amélie Chayer, directrice par intérim de la Coalition contre les armes à sous-munitions, a commenté la situation sur les ondes de la Radio des Nations-Unies:
«Les sous-munitions qui n’ont pas explosé à l’impact demeurent explosives pour des décennies. Elles demeurent explosives jusqu’au moment où elles sont nettoyées par des professionnels ou alors qu’elles deviennent extrêmement vieilles. Donc les armes à sous-munitions qui sont utilisées en Syrie à l’heure actuelle, non seulement elles font des victimes maintenant, mais pour des décennies à venir.»
Selon les Nations-Unies, depuis l’entrée en vigueur de la Convention d’Oslo en 2010, 28 États parties ont détruit 1,4 million de stocks d’armes à sous-munitions, soit 175 millions de sous-munitions.