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09:17 16 avril 2019 | mise à jour le: 18 avril 2019 à 15:14 temps de lecture: 4 minutes

Notre-Dame de Paris tient bon

La structure tient bon 

La structure de Notre-Dame de Paris «tient bon» après l’incendie qui a ravagé la cathédrale, mais des vulnérabilités ont été identifiées dans l’édifice, notamment au niveau de la voûte, a déclaré mardi le secrétaire d’État français à l’Intérieur. «L’incendie c’est terminé, maintenant la préoccupation principale […] c’est s’assurer que l’édifice ne va pas connaître de failles», a déclaré Laurent Nuñez devant la presse.

«Globalement, la structure tient bon» mais «quelques vulnérabilités ont été identifiées notamment au niveau de la voûte et d’un pignon du transept nord qui doit être […] sécurisé» et qui a conduit à l’évacuation de cinq immeubles voisins, a-t-il ajouté.

Le grand orgue est sauvé 

Le grand orgue de la cathédrale n’a pas été brûlé dans l’incendie qui a ravagé l’édifice, mais sa structure pourrait souffrir de dégâts infligés par le sinistre, selon l’un des trois organistes titulaires de la cathédrale.

L’instrument, rénové au fil des siècles mais dont l’essentiel de la structure date du début du 15ème siècle, «est en partie préservé, mais il est recouvert par des gravats, de la poussière et de l’eau», a affirmé Philippe Lefèvre, qui joue depuis 35 ans à Notre-Dame de Paris.

«Dans les mois qui viennent, tout cela va sécher et risque de provoquer des problèmes de structure”, s’est ému l’organiste français.

«Nous espérons que cela va rester stable, et que dès que possible il sera mis à l’abri”, a-t-il ajouté, relevant que l’instrument était l’un des plus gros d’Europe. «Le petit orgue, qui se trouvait sous la flèche, a été endommagé» par le feu, a-t-il en revanche précisé.

Il a fait part de son «effroi» face aux destructions de la cathédrale, où il devait mercredi jouer pour la messe chrismale, célébrée durant la semaine sainte.

«Le pire a été évité, Notre-Dame est encore debout, et ce qui est réconfortant est la réaction unanime du monde entier», a-t-il tenté de se rasséréner, relevant que «Notre-Dame vit avec la vie des gens depuis des siècles».

Une enquête difficile

L’enquête sur l’origine de l’incendie s’annonce longue et complexe pour les experts de la police. La piste accidentelle, privilégiée dès les premières heures du sinistre, continue d’être suivie par les enquêteurs de la brigade criminelle de la police judiciaire, à laquelle le parquet de Paris a confié les investigations.

«Rien dans l’état ne va dans le sens d’un acte volontaire», a résumé sur place mardi le procureur de Paris Rémy Heitz, après avoir ouvert dans la nuit de lundi à mardi une enquête pour «destruction involontaire par incendie».

Reconstruction de la cathédrale 

Les divers dons des grandes fortunes et des grands groupes industriels français pour financer la reconstruction de la cathédrale Notre-Dame dépassaient mardi 600 millions d’euros. La famille héritière de L’Oréal, les Bettencourt-Meyers, ainsi que le géant mondial des cosmétiques ont annoncé mardi un don total de 200 millions d’euros venant s’ajouter aux 200 millions de la famille Arnault et du groupe de luxe LVMH, et les 100 millions promis respectivement par le pétrolier Total et la famille Pinault.

Le président français Emmanuel Macron a dit mardi qu’il voulait que la cathédrale Notre-Dame de Paris soit rebâtie «d’ici cinq année». «Nous rebâtirons la cathédrale plus belle encore et je veux que ce soit achevé d’ici cinq années», a déclaré le président dans une très courte allocution télévisée, 24 heures après le dramatique sinistre. Les Jeux olympiques de Paris doivent se tenir en 2024.

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