Soutenez

DSK: cul-de-sac juridique, mais…

Dans le monde clos des «clubs libertins», Dominique Alderweireld est mieux connu sous le nom de «Dodo la saumure». La préparation salée permet notamment de mieux conserver le maquereau.

Depuis un bon mois, le proxénète français nie avoir fourni des «dames» au Carlton de Lille dont Dominique Strauss-Kahn aurait «profité». L’affaire DSK est aussi celle du très chic hôtel de cette ville du Nord-Pas-de-Calais.

Moins médiatisée de ce côté-ci de l’Atlantique, cette affaire sulfureuse fait les choux gras de la presse française, même «sérieuse», depuis celle, classée en octobre, de Tristane Banon, 32 ans.

La plainte pour viol de la journaliste française contre Strauss-Khan, 62 ans, n’a pas été retenue. Elle n’a donc pu servir aux avocats de Nafissatou Diallo. L’affaire du Carlton leur donne désormais des ailes pour défendre la femme de chambre guinéenne du Sofitel de New York qui accusait l’ex-patron du FMI d’agression sexuelle le 14 mai. Le 23 août, les charges pénales ont été abandonnées, faute de preuves.

Dans le droit américain, convaincre un jury est plus facile au civil. La règle de l’unanimité et celle du «au-delà de tout doute raisonnable» n’existent pas. L’affaire d’O. J. Simpson est là pour en témoigner. L’ancien footballeur et acteur a été blanchi au pénal et accusé au civil d’avoir assassiné son ex-épouse en 1994. Il fut condamné à verser 34 M$ en dommages et intérêts.

La saga du Sofitel est en plein cul-de-sac juridique, mais elle est loin d’être terminée. En attendant, dans celle du Carlton, DSK répète avoir «en horreur» la prostitution et trouve «insupportable» de voir son nom associé au plus vieux métier du monde. Il est tout simplement victime d’un «lynchage médiatique», d’un «complot», répètent ses avocats.

De son côté, l’ex-chouchou socialiste à la présidentielle française de l’an prochain a déclaré samedi réserver ses explications à la justice, qu’elle soit française ou américaine. S’il assure ne pas être friand de relations tarifées, il reconnaît avoir participé à des «soirées fines». Elles n’avaient sûrement rien à envier aux «bunga bunga» de Silvio Berlusconi. Dans tous les cas, ce sont ses pulsions qui ont causé sa chute.

En janvier, il sera appelé à témoigner dans l’affaire du Carlton. Et, un peu plus tard l’an prochain, dans celle du Sofitel. Dans les deux cas, DSK cherchera à prouver qu’il n’a été qu’un client comme un autre dans des hôtels luxueux.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.