Soutenez

Un voeu pour la nouvelle année

À l’échelle du Canada et du Québec, plusieurs grands événements ont fait les manchettes en 2011. Certains de ceux-ci permettaient d’espérer la fin d’une époque, le début d’un temps nouveau, et pourtant, quand on y regarde de plus près, on constate que les changements concrets sont encore à venir.

Qui aurait cru, il y a un an, qu’une vague orange allait chasser les bloquistes de la scène politique fédérale? Ce n’est d’ailleurs pas le seul fait marquant du scrutin du 2 mai dernier; on a élu un gouvernement majoritaire, le NPD est devenu l’Opposition officielle et Gilles Duceppe a remis sa démission. Sur la Colline parlementaire, les choses ont quelque peu changé, mais ce n’est pas avant quelques années que l’on pourra en dresser un bilan réaliste.

Sur la scène provinciale, Jean Charest a fait mentir plusieurs observateurs en annonçant la mise sur pied d’une commission d’enquête sur l’industrie de la construction. Et il a même accordé à la juge Charbonneau tous les pouvoirs requis pour mener à terme sa mission. Mais est-ce que cela satisfait tous ceux qui accusaient le chef du Parti libéral du Québec d’avoir des choses à cacher? Il semble bien que non, selon les plus récents sondages.

La chef du Parti Québécois a recueilli un appui record de 93% auprès de ses militants réunis en congrès, en avril dernier. Elle estimait alors que c’était le signal d’un départ vers «la grande victoire, le grand projet». Quelques mois plus tard, plusieurs de ses députés quittaient les rangs de son parti…

Pauline Marois a au moins l’excuse de ne pas avoir les mains sur le volant. On peut même se demander si elle dirigera encore ses troupes aux prochaines élections. Le gouvernement Charest ne peut invoquer ce prétexte; il est majoritaire et il a non seulement le pouvoir de prendre des décisions; il en a le devoir.

Et pourtant, rien ne va plus. Qu’advient-il du réseau de tramways au centre de Montréal, du train de l’Est, de l’autoroute Bonaventure? Rien de tout cela ne se concrétise; au contraire, on ferme des autoroutes, on répare, on rapièce…

Les grands analystes n’arrivent pas à expliquer la «vague orange» ni la poussée spectaculaire de la CAQ dans les sondages. Peut-être que la majorité silencieuse exprime ainsi sa volonté pour un changement radical. Peut-être qu’elle en a assez des critiques stériles, des spectacles à l’Assemblée Nationale, des accusations gratuites, des pétitions, des faux scandales.

Aux quatre coins du Québec, il y a de grands défis à relever. On manque de ponts, de routes, d’hôpitaux, d’écoles… Il est peut-être temps que l’on cesse d’étudier, de tergiverser, de consulter et que l’on passe enfin à l’action.

C’est ce que je nous souhaite, en ce début de nouvelle année.

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.