Deux passeurs présumés sont accusés pour la mort d’Aylan Kurdi
NKARA, Turquie — Deux passeurs présumés se retrouvent devant la justice turque en lien avec la mort du petit Aylan Kurdi, un réfugié syrien de trois ans dont le corps échoué sur une plage grecque avait galvanisé l’opinion mondiale.
Les deux hommes sont accusés d’avoir causé la mort du garçonnet et de quatre autres personnes.
Le procès des deux Syriens, Muwafaka Alabash et Asem Alfrhad, a débuté jeudi dans la ville balnéaire de Bodrum, sur les rives de la mer Égée.
Les deux hommes pourraient écoper de peines de 35 ans de prison s’ils sont reconnus coupables de trafic de personnes et d’avoir causé la mort de cinq personnes “par négligence délibérée”.
Les deux suspects ont nié leur culpabilité dès l’ouverture de l’audience. Ils ont accusé le père de l’enfant, Abdullah Kurdi, d’avoir organisé le voyage et d’avoir piloté l’embarcation. M. Kurdi est depuis retourné en Syrie.
La mère du petit Aylan et son frère se sont aussi noyés en tentant de rejoindre l’île grecque de Kos depuis Bodrum.
La tante de l’enfant, Tima Kurdi, a accueilli son frère Mohammad Kurdi, sa femme et ses cinq enfants à Vancouver à la fin du mois de décembre.