Éducation

Des fournitures scolaires écolos, ça se peut ?

Photo: Lucas George Wendt/Unsplash

Vient avec chaque rentrée la looongue liste de duo-tang multicolores et autres crayons farfelus à acheter avant que la marmaille retourne sur les bancs d’école. Papier, plastique, reliures métalliques rentrent dans leur pupitre et risquent de finir à la poubelle à la fin de l’année. Comment faire les meilleurs choix verts ? Tour d’horizon.

Vive les matières recyclées

Si les fournitures scolaires faites à 100 % de matières recyclées sont encore trop rares, il y a moyen de mettre la main sur des items « plus durables», et ce, même dans les grandes surfaces, nous assure Michel Mélançon, vice-président régional chez Bureau en Gros. «Nous en voyons de plus en plus».

Pour les dénicher, il faut zieuter les emballages et étiquettes. La plupart des grandes marques comme Bic, Staedler, Staples ou Post-It mettent le pourcentage de matières recyclées bien en évidence.

On recherche également les logos FSC ou PEFC qui signifient que le papier et même le bois des crayons sont intégralement recyclés et viennent de forêts gérées durablement. Sinon, plus généralement, on mise sur le carton plutôt que le plastique.

Mission durabilité

Un cartable ou une équerre qui ont déjà l’air fragiles sur les tablettes ont peu de chance de survivre aux aléas du sac à dos. On vise plutôt sur les fournitures les plus résistantes et durables.

Même chose pour le lunch. On laisse faire les contenants maigrelets à petits prix, on se procure des sacs à lunch indestructibles au design intemporel, des bentos solides, une gourde réutilisable résistante et un vrai Thermos qu’on gardera probablement toute notre vie.

Recyc-Québec conseille également de prioriser les produits rechargeables plutôt que jetables, comme les porte-mines, les recharges de stylos ou de gommes à effacer.

En vrac ou en lots

L’option la plus verte, c’est de prioriser les fournitures vendues à l’unité, sans emballage. Si l’on n’a pas accès à du matériel en vrac, on mise alors sur les achats en lots pour minimiser le suremballage. Par exemple, un stylo bardé de plastique pollue plus que 20 stylos enrobés dans une même boîte de carton.

Acheter local

Si vous pensiez que les fameux cahiers Canada étaient faits chez nous, détrompez-vous ! Ils sont produits par une compagnie américaine en Chine.

Pour encourager l’économie d’ici et éviter les longs transports, on mise plutôt sur des fournitures québécoises, comme les cahiers et les pochettes de Louis Garneau ou de la blogueuse Emma Verde, les bâtons de colle et crayons DeSerres ou encore les outils de rangement pour le casier de Storex, dont l’usine est située à Montréal. Le plus beau, c’est que la plupart sont disponibles dans les magasins grande surface, comme Bureau en Gros.

Réutiliser le «non réutilisable»

On ne peut rien faire contre les oublis de crayon dans l’autobus ou les cahiers qui s’envolent par magie dans le casier en cours d’année. Par contre, au lieu de tout brûler symboliquement à la fin des classes, on garde tout ce qui est potable, nettoyable ou personnalisable.

Un cartable barbouillé peut, par exemple, reprendre vie avec un joli autocollant qui plaît à votre enfant. Un cahier peut être retranché de ses pages utilisées pour servir l’an prochain. Une trousse à crayons peut facilement faire un tour à la machine à laver. En plus de limiter les déchets, on économise. Ça, c’est une rentrée intelligente !

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