Soutenez

Quand tourisme et automobile vont de pair

Sans la voiture, sans doute que le tourisme ne serait pas autant développé. C’est lorsque les voitures ont commencé à être plus fiables, durant le premier tiers du siècle dernier, que les gens ont décidé de partir à l’aventure. L’auteur québécois Guy Thibault, dans son livre L’automobi­liste et ses témoins, rappelle la naissance des motels et l’époque des drive-in.

  • Les voitures sont de plus en plus fiables, les routes se modernisent… La croissance du tourisme au Québec suit l’évolution de l’automobile, ce qui n’a rien d’étonnant. Naissent alors les motor hotels (d’où le terme «motel»), qui se distinguent par un espace de stationnement devant chaque unité.

  • Inexorablement, des infrastructures se créent autour de l’automobile, tels les drive-in (cinémas en plein air) et les restaurants fast food avec service au volant – un service souvent effectué en patins à roulettes. Qui ne se souvient pas de ces plateaux qu’on accrochait aux portières, vitres baissées?

  • Chaque grande agglomération québécoise aura son club automobile. Charles Trudeau, père del’ancien premier ministre canadien, a lui-même fondé l’Automobile Owners Association (1921). Son AOA fournissait des cartes routières, un service de dépannage et un rabais d’essence dans toutes les stations-service dont il était le propriétaire à Montréal. Comme quoi les programmes de fidélisation ne datent pas d’hier.

  • À ses débuts, l’automobile était réservée aux gens les plus fortunés. Les publicités, comme celle conçue à l’époque par l’hôtel montréalais De La Salle, montraient des gens d’un grand chic, entourés d’un chauffeur ou d’un portier. Ne roulait pas «en machine» qui voulait…

L’automobiliste et ses témoins
Guy Thibault
Éditions GID

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.