La Suzuki SX4 berline a une concurrente: sa soeur!
Dommage que la nouvelle berline Suzuki SX4 ne soit pas offerte avec la traction intégrale, comme sa contrepartie à hayon, la «fastback». Dommage aussi qu’elle soit moitié moins jolie. Et que… Bref, dommage pour la berline SX4 que sa plus grande concurrente réside dans la même salle de montre qu’elle!
C’est que la SX4 quatre portes, qui fait son entrée sur le marché une année après sa variante hatchback, souffre de quelques lacunes. Certes, elle est bien équipée, avec six coussins gonflables, des freins ABS et trois appuie-tête ajustables à l’arrière. De plus, elle est livrée de série avec la climatisation et le chauffe-moteur.
Mais – parce qu’il y a un mais – la berline n’offre pas de banquette rabattable. Résultat : le coffre a beau être vaste (439 L contre 340 L pour la Honda Civic et 391 L pour la Nissan Versa), les longs objets ne peuvent trouver place à bord. De fait, la SX4 berline est sans doute l’une des dernières voitures du marché à ne pas proposer de banquette rabattable…
En outre, le siège du conducteur ne s’ajuste pas en hauteur. Oh, rien de dramatique là, puisque la silhouette du véhicule est suffisamment haute pour offrir un excellent dégagement à la tête, mais tout de même…
Autre point négatif, mais sans conséquence : même si les vitres et les rétroviseurs sont électriques, il est impossible d’ouvrir le coffre à l’aide de la télécommande de déverrouillage. Il faut insérer la clé dans la serrure pour effectuer la manÅ“uvre.
Un dernier reproche, plus sérieux celui-là : les piliers A qui soutiennent le pare-brise sont si larges que les designers ont dû y aménager une petite glace. L’élément se démarque visuellement, mais n’apporte guère de solution au problème : à angle, on perd un bon bout de champ de vision latéral-avant, suffisamment pour que cela s’avère dangereux en conduite urbaine.
Étonnante sur la route
Toutefois, la SX4 berline étonne, une fois sur la route. D’abord, sa direction ferme et sans flottement transmet bien les sensations. La suspension, malgré sa poutre de torsion à l’arrière, ne compromet pas la balade et assure une solide présence.
Le moteur quatre cylindres de 2,0 L produit 143 chevaux, ce qui est de bonne moyenne pour cette catégorie de voitures compactes. Cette motorisation est d’une belle souplesse lorsque jumelée avec la boîte manuelle cinq vitesses.
Cette dernière a cependant la fâcheuse tendance, à 100 km/h, de faire tourner le moteur à plus de 2 500 tours/min. Conséquence : on cherche constamment une sixième vitesse qui n’existe pas. L’optionnelle boîte automatique a beau n’avoir que quatre rapports, elle accomplit du bon boulot, même si elle laisse vite transparaître les limites de la petite puissance.
Côté visuel, les lignes extérieures de la berline SX4 sont mornes et disproportionnées, beaucoup plus anonymes que les belles formes arrondies de la «fastback». Une fois à bord, on découvre heureusement un intérieur spacieux (avec 2 940 litres d’habitabilité, plus que pour la Civic et la Versa), des commandes intuitives, des rangements bien conçus, des matériaux durables et une finition de qualité, à la japonaise.
Dans l’ensemble, et pour un prix de base de 17 195 $ (climatisation comprise), l’offre est intéressante. Sauf que personnellement, j’ai une nette préférence pour la consÅ“ur «fastback». Non seulement parce que cette dernière est plus agréable au coup d’Å“il, mais aussi parce qu’elle est plus polyvalente. Surtout, elle propose, contrairement à la berline, une traction intégrale trois modes, fort efficace dans nos conditions nordiques. Et elle peut être livrée avec le système de stabilité – un dispositif de sécurité qui ne daigne même pas monter à bord de la quatre portes.