Saturn Astra XR trois portes : Un surprenant plaisir de conduire
La Saturn Astra trois portes peut rebuter, avec son prix de départ de 21 115 $. Certes, la compacte est plus chère que ses compétiteurs, mais son équipement de série a le mérite d’être complet. Surtout, la voiture assemblée en Europe se veut une petite sportive, ce qui se traduit par une conduite fort plaisante.
On a testé pour vous, l’automne dernier, la Saturn Astra cinq portes. On y encensait alors son design européen, sa fonctionnalité, son habitacle plus raffiné que ce à quoi GM nous a habitués, ses dimensions qui lui permettent de se faufiler aisément dans la circulation et son comportement bien campé sur la route.
L’occasion vient de nous être donnée de conduire l’Astra trois portes. De prime abord, l’intention n’était pas de revenir avec un essai dans ces pages. Mais l’Astra trois portes diffère suffisamment de la version cinq portes pour donner envie de vous en parler.
Ces différences, on les note d’abord à propos de la suspension, plus ferme et surbaissée de 15 mm. L’architecture à poutre de torsion est ici, de toutes les variantes Astra, à son meilleur. La direction a aussi été modifiée afin de réagir plus rapidement tout en offrant plus de résistance – elle est sans conteste la direction la plus intéressante de toute la gamme.
Conséquence? La voiture est des plus agréables à piloter, elle tient bien la route et elle fait montre d’un «pep» qui, dès les premiers instants et pour toute la durée de notre essai, nous a accroché un sourire aux lèvres.
Une puissance limitée
Évidemment, le moteur quatre cylindres de 1,8 L développe une puissance limite : 138 chevaux. Par conséquent, mieux vaut choisir la boîte manuelle, question d’en tirer le meilleur parti. Cette transmission n’a toutefois que cinq vitesses et elle le fait malheureusement entendre : à 100 km/h sur l’autoroute, les révolutions tournent à 2 500 tr/min, et l’oreille n’a alors de cesse de vouloir un sixième rapport. On se console avec un petit levier à la course intuitif et un embrayage coriace – attention au point de friction, plutôt haut et très court, qui ne pardonne pas!
Habitacle plus petit
L’Astra trois portes se démarque également de la variante cinq portes par un habitacle légèrement plus étroit. C’est surtout au chapitre du cargo que l’on note la chose, bien que l’espace réserve un très convenable 1 070 litres, banquette rabattue. Les sièges avant héritent par ailleurs d’un meilleur rembourrage, plus confortable.
Assemblée en Belgique, l’Astra est en fait une Opel européenne apprêtée à la sauce américaine Saturn. Son habitacle, développé pour le Vieux continent, diffère de ce que conçoit habituellement GM de ce côté-ci de l’Atlantique : raffiné, il offre une bonne insonorisation, et ses portières claquent avec conviction. Certes, il faut apprivoiser des commandes étranges, mais ce brin d’exotisme n’est pas pour déplaire.
Le vrai reproche qu’on peut fait à l’Astra, aussi bien au modèle trois portes qu’au cinq portes, c’est un manque flagrant de rangement : pas de console centrale, pas même d’appuie-bras et un seul porte-gobelet à l’avant, de surcroît difficile à atteindre.
Une bonne proposition
Si l’on ne songe qu’à son coût, l’Astra demande plus que la concurrence. Surtout que la variante trois portes s’amène tout équipée (XR). La liste est longue : climatiseur, système de stabilité (en option sur les autres Astra), phares antibrouillard, rétroviseurs chauffants, roues de 17 pouces, régulateur de vitesse, commandes audio au volant, volant sport. Et c’est sans oublier le dispositif OnStar, qui fournit sur demande le service de navigation «pas à pas».
Ne reste qu’à ajouter le revêtement de cuir et les sièges chauffants (groupe d’options de 1 345 $). Le toit ouvrant? N’y songez pas, il n’est offert que pour la version cinq portes.
Munie de tous ces équipements, l’Astra trois portes constitue une bonne proposition automobile, surtout avec l’ actuelle offre de financement à l’achat de
0 % d’intérêt pendant six ans. En prime? Un surprenant plaisir de conduire…